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Lutte contre la fièvre typhoïde à Harare (Zimbabwe)

Lutte contre la fièvre typhoïde à Harare (Zimbabwe)

Zimbabwe

Il y a une semaine, les autorités du Zimbabwe interdisaient les activités des vendeurs de rue dans la capitale Harare. Décision prise après une montée en force de la fièvre typhoïde, une infection causée par la consommation d’eau ou de nourriture contaminée par une bactérie du nom de Salmonella Typhi, que l’on retrouve dans les aliments et les excréments humains.

La vente de nourriture de rue est une activité répendue à Harare, ainsi que les déchets liquides et solides. Lundi dernier, 20 cas de fièvre typhoïde ont été confirmés.

Dr David Parirenyatwa, ministre de la Santé et des services de garde du Zimbabwe : “au moment où je vous parle, il y a 110 cas suspects. Mais parmi eux, seulement 20 ont été confirmés comme cas de fièvre typhoïde. Et nous savons actuellement que dans nos institutions, il y a seulement 12 cas au centre des maladies infectieuses et la tendance est généralement à la diminution des cas admis. Nous savons que la plupart des cas proviennent de la ville d’Harare et nous sommes satisfaits de la tendance à la baisse très marquée.”

La fièvre typhoïde est causée par les autorités du Conseil, qui ne collectent pas les ordures à temps et créent une ville insalubre.

Les vendeurs ambulants sont ciblés par les autorités, qui affirment que ceux-ci représentent un risque, car ne respectant pas les normes d’hygiène. Mais l’interdiction est temporaire, toujours selon les autorités du pays.

“Nous avons interdit tous les aliments vendus dans la ville parce que nous avons réalisé que les gens qui vendent les produits alimentaires sur les trottoirs le font dans des conditions insalubres. Afin d’essayer de contrôler la fièvre typhoïde, nous avons interdit les vendeurs de nourriture à Harare”, fait savoir Michael Chideme, directeur de la communication du Conseil municipal d’Harare.

Mais l’interdiction risque affecter certains moyens de subsistance. Des vendeurs, comme cette femme, sont mécontents, désapprouvant la mesure des autorités qui vise à rendre la ville plus propre. “La fièvre typhoïde n’est pas causée par des gens qui vendent des tomates ou des fruits dans la rue. La fièvre typhoïde est causée par les autorités du Conseil, qui ne collectent pas les ordures à temps et créent une ville insalubre”, lâche-t-elle.

Les autorités d’Harare ne sont pas prêtes à prendre des risques. Une épidémie similaire avait sévi deux ans auparavant, conduisant plus de 40 personnes à l’hôpital.

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