Nigéria
Un professeur de l’université de Maiduguri, un enfant et une autre personne dont l’identité n’a pas été révélée, ont été tués, et 17 autres personnes blessées lundi dans un double attentat-suicide dans la ville de Maiduguri au nord-est du Nigeria.
Selon l’agence chargée des urgences (NEMA), deux kamikazes se sont fait exploser aux portes de l’université de Maiduguri, la capitale de l‘État de Borno, l’ancien fief des islamistes de Boko Haram, vers 5 heures du matin.
Il n’y avait jusque-là aucune revendication, mais les attaques portaient les caractéristiques de Boko Haram, qui a tué au moins 15.000 personnes et déplacés plus de deux millions autres durant les sept ans de son existence.
Au Nigeria, trois personnes tuées dans un attentat suicide sur un campus du nord-esthttps://t.co/RS5Roo0cJH #AFP pic.twitter.com/UUmcSjBSgA
— AFP Afrique (@AFP_Afrique) 16 janvier 2017
Le groupe a intensifié les attaques au cours des dernières semaines, car la fin de la saison des pluies facilite son déplacement dans la brousse.
Au début de 2015, Boko Haram contrôlait une superficie du territoire nigérian similaire à la taille de la Belgique. Mais les troupes nigérianes et celles des pays voisins, lui ont arraché quasiment tous les endroits occupés.
Le mois passé, le président Muhammadu Buhari a déclaré que les combattants de Boko Haram avaient été chassés de la forêt de Sambisa, leur dernier fief au nord-est.
Certains experts de la sécurité affirment que la capacité du groupe à mener des attaques au Niger, au Cameroun, et au Tchad signifie qu’il a plusieurs bases.
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