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Côte d'Ivoire : nouveaux tirs à Bouaké à la veille d'une visite du ministre de la Défense

Côte d'Ivoire : nouveaux tirs à Bouaké à la veille d'une visite du ministre de la Défense

Côte d'Ivoire

Bouaké était de nouveau sous le coup des armes dans la nuit de mercredi à jeudi matin. Les militaires dont la mutinerie a débuté le week-end dernier ont une fois de plus tiré en l’air pour se faire entendre du gouvernement. Un signal à quelques heures de la visite du ministre délégué à la Défense dans les casernes de Bouaké.

A Bouaké, ce jeudi matin, c‘était quasiment ville morte. Après une nuit dominée par des tirs nourris, la population a préféré se terrer chez elle. Les commerces et plusieurs commissariats de la deuxième plus grande ville de Côte d’Ivoire restaient clos jusque dans l’après-midi.

Les militaires qui réclament le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades ainsi que des logements se sont de nouveau fait entendre par des tirs nourris dans un camp militaire en face de l’université Alassane Ouattara (ouest de Bouaké). “Nous attendons notre argent demain. Ce qui compte c’est l’argent”, a déclaré l’un des mutins à l’AFP, soulignant qu’ils “mettaient la pression” pour “rappeler en haut lieu ce qui a été convenu”. 

Une pierre dans le jardin du ministre ivoirien de la Défense, Alain-Richard Donwahi qui doit justement se rendre à Bouaké vendredi pour conclure l’accord entre les mutins et le gouvernement, histoire de mettre un terme à la mutinerie débutée le week-end et qui a gagné presque toutes les casernes du pays.

Malgré des promesses du gouvernement, des militaires en colère avaient pour rappel empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet pendant plus de deux heures. Mais cette fois, c’est visiblement plus rassuré que le ministre se rend à Bouaké avec dans sa valise l’ambitieuse loi de programmation militaire qui prévoit modernisation et achats d‘équipements pour 1,2 milliard d’euros et une refonte des effectifs.

“La plupart des préoccupations soulevées sont déjà contenues dans la loi de programmation miliaire pour laquelle des moyens sont prévus pour l’année 2017. Le président de la République fait confiance à l’ensemble des soldats pour la résolution des problèmes dans le calme”, déclarait-il mercredi. 

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