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Congo : après l'arrestation d'Okombi Salissa, ses proches recherchés

Congo : après l'arrestation d'Okombi Salissa, ses proches recherchés

Congo

De nombreuses questions restent en suspens après l’arrestation de l’ancien ministre congolais André Okombi Salissa mardi. Qu’en est-il de son immunité due à son titre de député et des personnes qui étaient avec lui lors de son arrestation ? Ebauche de réponse.

Une plateforme de l’opposition à laquelle il appartient affirme que les personnes en compagnie avec qui se trouvait André Okombi Salissa au moment de son arrestation sont portées disparues.

Charles Zacharie Bowao, son cordonnateur, a déclaré dans un communiqué publié sur sa page Facebook que “le capitaine chez qui on l’a pris, sa femme, ses enfants, l’aide de camp” restent introuvés. “On nous dit par exemple que son chauffeur est à l’hôpital militaire. L’hôpital nous dit, on ne l’a pas reçu ici. C’est la confusion totale. Nous n’avons aucune information précise”, a-t-il ajouté.

Accusé de détention d’armes à feu et tentative d’atteinte à la sûreté de l‘État, André Okombi Salissa, candidat d’opposition à la dernière présidentielle a été entendu mercredi 11 janvier à la Direction générale de surveillance de territoire (DGST) en présence de son avocat.

Interrogé sur la présumée disparition des proches de l’opposant, le porte-parole de la police, le colonel Monkala-Tchoumou atteste que seul Okombi Salissa a été arrêté ce mardi. Les autres auraient pris la fuite. “Nous avons retrouvé le passeport d’un capitaine, le capitaine Ngobolo Jean-Claude qui a laissé tomber son passeport dans la fuite”, a-t-il étayé.

Pour lui, il serait d’ailleurs “normal” que tous ceux qui ont été en contact avec le mis en cause durant sa cavale soient interrogés dans le cadre de l’enquête.

Quant à l’immunité à laquelle devrait prétendre le député de Lekana- dont il est originaire – le porte-parole du gouvernement, le ministre de la Communication Thierry Moungalla estime que dans ce cas-ci, elle n’est pas valable.

Il en veut pour argument l’infraction pour laquelle est poursuivi l’honorable. Des armes auraient en effet été découvertes au domicile de son épouse Gisèle Ngoma, dans l’arrondissement Djiri, à Brazzaville, il y a quelques semaines. Un cas de flagrance qui annule toute immunité, explique le ministre.

Avec André Okombi Salissa, le nombre d’opposants politiques détenus depuis la présidentielle de mars 2016 se porte à trois. Le général Jean-Marie Michel Mokoko est incarcéré depuis début juin à la maison d’arrêt de Brazzaville pour “atteinte à la sûreté intérieure de l‘État”.

En juillet, c’est l’opposant Paulin Makaya qui se voyait infliger une peine de deux ans de prison ferme pour “incitation aux troubles à l’ordre public”.

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