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Burundi : un ministre assassiné dans la nuit du réveillon

Burundi : un ministre assassiné dans la nuit du réveillon

Burundi

Le ministre de l’Environnement du Burundi a été tué par balles par un agresseur inconnu tôt dimanche matin dans la capitale Bujumbura, a annoncé la police locale.

Emmanuel Niyonkuru, 54 ans, ministre de l’Eau, de l’Environnement et de la planification, a été tué par un homme armé d’une arme à feu, alors qu’il se rendait à son domicile à Rohero, vers 00h45, selon un tweet du porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, qui a précisé qu’une femme a été arrêtée après cet assassinat. Sur Twitter, Pierre Nkurikiye , le porte-parole de la police a fait l’annonce : « Criminalité : assassinat du ministre de l’Eau et Environnement : une femme qui était avec lui arrêtée pour enquête ».

Dans un tweet également, Pierre Nkurunziza, le président de la République a adressé un message de condoléance à la famille : « Le ministre Emmanuel Niyonkuru a été assassiné cette nuit. Condoléances à la famille et à tous les burundais. Ce crime ne restera pas impuni.»

Ce meurtre est le premier visant un ministre en place depuis que le Burundi a plongé dans une grave crise politique avec la tentative du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat en 2015, et ce, après des mois de calme relatif. Au moins 500 personnes ont été tuées et 300.000 ont choisi l’exil depuis le début de la crise politique au Burundi en avril 2015.  

Réaction de la présidente de la commission de l’UA

Nkosazana Dlamini Zuma a réagi sur Twitter, la présidente de la comission de l’Union africaine a exprimé ses condoléances à la famille du ministre et aux Burundais.

“Je condamne fermement cet acte de barbarie et de crime odieux, et demande au gouvernement du Burundi de mener une enquête et de traduire les auteurs en justice’‘.

Vendredi, les députés ont adopté un projet de loi visant à mettre fin au désordre et la confusion dans le domaine des ONG internationales, accusées de soutenir l’opposition et alimenter l’insurrection, en imposant un contrôle strict de leurs finances et projets.

Le Burundi s’est aussi engagé en octobre dans un processus de retrait de la Cour pénale internationale (CPI) qui enquêtait sur les accusations de graves abus contre le gouvernement.

Un rapport de l’ONU publié le mois précédent accuse Bujumbura d‘être responsable de graves violations des droits de l’homme et a mis en garde contre de possibles “crimes contre l’humanité et un grand danger de génocide.

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