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Afrique : rétro sur l'actualité politique de 2016

Afrique : rétro sur l'actualité politique de 2016

Politique africaine

Alors que nous avançons à grands pas vers la fin de l’année, Africanews a trouvé utile de vous rappeler à travers cette introspection les éléments majeurs qui ont ténu la vie politique du continent en haleine.

De la récente rocambolesque volte-face du président sortant Yahya Jammeh à la grande crise politique au Gabon, tout y passe dans cet article.

En effet, l’Afrique a connu des moments assez sombres en 2016, mort d’homme, conflits, violence, élections non-équitables et pas crédibles, arrestation d’opposants, emprisonnement, terrorisme, corruption, la liste est longue !

Toutefois, elle a savouré des moments de stress mêlés à la joie. Citons par exemple le cas du Ghana . Le pays était plongé dans un situation d’anxiété qui a même suscité le courroux de personnalités comme Kofi Annan qui réclamait la proclamation des résultats de l‘élection présidentielle.

Ghana

Heureusement, ce pays, qui peut désormais se targuer d‘être l’un des pays les plus démocratiques du continent a sauvé sa face avec la reconnaissance par le président John Dramani Mahama de la victoire de son historique opposant, Nannan Akufo-Addo.

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Gambie

Un scénario tout différent se passe en ce moment même en Gambie. Si pour certain, celui (Yahya Jammeh) qui est inlassablement en train de confirmer le titre ‘‘dictateur’ qui lui a été attribué à tort ou à raison, a été motivé par la décision du camp du président élu Adama Barrow de le poursuivre pour les crimes allégués, il n’en demeure pas moins que l’homme ne s’est vraiment jamais imaginé loin du pouvoir étatique. Après avoir dirigé la Gambie pendant 22 ans, il a d’abord accepté sa défaite et par la suite remis en cause les résultats de l‘élection.

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Gabon

Le pays a été pendant quelque temps l’objet d’une attention particulière lors de la campagne présidentielle jusqu‘à la victoire officielle d’Ali Bongo, et à la proclamation de victoire de son opposant Jean Ping à titre personnel. Mais au-delà de tout, une région du pays n’aura jamais joui d’une telle célébrité. Le Haut-Oogoué (province d’Ali Bongo) a voté pour son ‘‘champion’‘ a 95 % sur un taux de participation de 99 %. Des chiffres instantanément contestés par le camp de Jean Ping, qui voit en cela une ‘‘manipulation’‘, une ‘‘tricherie’‘. S’en est suivi des contestations dans les rues qui ont coûté la vie à plusieurs personnes. Une guerre médiatique a pris place, les deux camps se disputaient le bilan des morts, une façon macabre d’attirer le ‘‘soutien’‘ international pour l’un, une autre de se ‘‘dédouaner’‘ pour l’autre.

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Congo-Brazzaville

Le 20 mars 2016, Denis Sassou-Nguesso remporte les élections haut les mains après avoir organisé un référendum pour lui permettre de briguer un autre mandat après plusieurs années au pouvoir. Pour ses opposants les plus farouches, comme le général Jean-Marie Michel Mokoko et Guy-Brice Parfait Kolélas (arrivé en deuxième position avec 15.04 % des voix) l’homme fort de Brazzaville a ‘‘triché’‘. Le dernier cité veut croire en l’impartialité de la justice de son pays, il dépose alors un recours devant la Cour constitutionnelle, qui est déclaré ‘‘hors délai’‘ par les autorités.

Confirmé et investi chef d’tat pour une énième fois, Denis Sassou Nguesso fait désormais face à une insécurité dans la région forestière du Pool (Sud). Des attaques armées s’y déroulent et fait de nombreux morts et de déplacés. Le gouvernement attribue ces attaques à la milice Ninja de Frédéric Bitsamou alias pasteur Ntumi. Ce dernier accuse le gouvernement de bombarder à l’aide d’hélicoptère les populations civiles. Une atmosphère très loin du ‘‘quinnquenat de l‘économie’‘ et de la promesse d’‘‘éradiquer le chômage’‘ qu’avait émise le président congolais.

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République démocratique du Congo

Le pays vit au rythme des humeurs du parti au pouvoir et de l’opposition. Embourbé dans une ‘‘affaire’‘ de fin de mandat pour le Président Joseph Kabila, le peuple congolais ne sait plus à quel saint se vouer. Pourtant, cela devrait être aussi simple que « bonjour », dirait-on ! Le 19 décembre est censé être la date de fin de ‘‘règne’‘ pour celui qui a pris le pouvoir à la mort de son père (2001). Car la Constitution ne lui permet pas d‘être candidat pour les prochaines élections. Le prochain scrutin présentiel coûtera 1,8 milliard de francs CFA, mais la date n’est pas encore définie. En ce moment, un dialogue est en cours sous les auspices de l‘Église catholique congolaise, mais l’issu semble improbable.

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Soudan du Sud

Selon les Nations unies, un génocide est imminent dans le pays. Une information aussitôt démentie par le président Salva Kiir. « Il n’a rien de tel au Soudan du Sud. Il n’a pas de nettoyage ethnique » avait-il répondu au micro de Reuters lors d’une visite en Afrique du Sud. Cependant , le conflit entre son ex vice-président (Riek Machar) et lui a provoqué beaucoup de morts et de nombreux déplacés civils. En juin, les troupes rebelles avaient commencé à rejoindre la capitale Juba, dans le cadre d’un nouvel accord. Mais ce moment de ‘‘confiance’‘ relative n’a pas duré. Alors que les deux hommes se trouvaient au palais présidentiel. Leurs différentes armées se tiraient dessus dehors. Plusieurs ONG tels que Human Rights Watch ont dénoncé les exactions des forces gouvernementales et rebelles sur les civils dans la ville de Yei.

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Burkina Faso

Après la chute (2014) de Blaise Compaoré qui a dirigé le pays pendant 27 ans, certains de ses partisans, en tout cas, le général Gilbert Diendéré en fait partie, ont jugé nécessaire de reprendre les rênes du pouvoir pour en jouir d’avantage. C’est ainsi que le plus fidèle compagnon (qui a été cité à maintes reprises dans la mort de Thomas Sankara) a décidé de prendre les choses en main en perpétrant un putsch contre une fragile transition qui elle-même cherchait ses repaires. Première stratégie le « Kidnapping ». Le président de la transition Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida sont pris en otage par des éléments de la RSP (Régiment de sécurité présidentiel). Fort heureusement, les Burkinabé n’allaient pas supporter cette énième Coup d’Etat pendant longtemps. Toute la classe politique se mobilise contre cette ‘‘forfaiture’‘ et fait échec au général putschiste qui a pris soin de se réfugier à l’Ambassade du Vatican au Burkina Faso. Il y sera, plus tard extirpé, et mis en prison. Un nouveau vent plane sur le ‘‘pays de l’homme intègre’‘, une élection présidentielle est organisée. Roch Marc Kaboré en sort vainqueur dès le premier tour avec 53,5 % des voix. Le jeu de la démocratie l’emporte cette fois, le plus sérieux rival, Zephirin Diabré, reconnaît sa défaite. Le 29 décembre 2015, le nouveau président prend officiellement fonction.

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Ouganda

Les élections ont eu lieu dans ce pays d’Afrique australe avec son corollaire habituel de violence et de déni. Plusieurs fois arrêté par le pouvoir fermement tenu par Yoweri Musevni, l’opposant Kizza Besigye a fait la une de plusieurs médias en 2016, dont Africanews. Il se dit victime d’une ‘‘ursupation’‘ de sa vitoire. Alors, il décide unilatéralement de prêter serment. Ce qui va conduire à son arrestation alors qu’il se retrouvait dans son fief à Kampala. Ancien médecin du Président Musevni alors chef de l’Armée nationale (1980-1986), Kizza Besigye passe la plus grande partie de son temps en prison.

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Nigeria

2016 a été une année heureuse pour plusieurs familles des écolières de chibok. 21 parmi elles ont été libérées par le groupe terroriste Boko Haram par la médiation du Comité international de la Croix Rouge (CICR) et du gouvernement suisse. Cependant 100 filles sur les 276 enlevées avaient réfusé leur libération, affirmant qu’elles se sentaient à l’aise chez leurs ravisseurs. 57 parmi les écolières ont pu s‘échapper.

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Burundi

Il est pratiquement impossible de faire un bilan de la situation politique de l’Afrique sans parler du cas burundais. Le pays s’est enlisé dans une crise politique, puis diplomatique et enfin sécuritaire. Interrogé sur le troisième mandat du president burundais, voici la réponse du président Idriss Déby, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine : “La Constitution limite à deux mandats au suffrage universel. Le premier mandat du président Nkurunziza n‘était pas au suffrage universel. Il a été désigné tout simplement. Le deuxième mandat est un mandat constitutionnel. Certains estiment qu’il a fait deux mandats. C’est vrai. Mais il s’agit d’un mandat constitutionnel et un mandat hors Constitution”. Mais pour les détracteurs du président burundais, il a violé l’Accord d’Arusha en briguant un troisième mandat consécutif. Conséquence, des violences, des morts, une répression, des assassinats ciblés, manque de liberté d’expression. La dernière en date est la tentative d’assassinat de Willy Nyamitwe, chargé de communication de la présidence burundaise.

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Ethiopie

Le décor éthiopien reste tout aussi macabre. Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport le 16 juin qui stipule que plus de 400 Oromos ont été tués lors de manifestations pacifiques. La pomme de discorde entre le gouvernement et cette ethnie est un plan d’extension de la capitale Addis-Abeba. Les fermiers de cette ethnie majoritaire craignent l’expropriation. Selon l’organisation de droits de l’Homme, plus de 300 personnes tuées sont étudiantes. Des chiffres constés par le gouvernement qui parle 173 morts, dont 28 policiers et officiels.

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Afrique du sud

L’année n’a pas été de tout repos pour le président sud-africain, Jacob Zuma. Il a fait face à trois tentatives de destitution, toutes rejetées par le Parlement. Secoué par l’affaire de l’influence de la richissime famille Gupta, l’utilisation de fonds public (500 000 euros) pour les travaux de sa résidence privée, Jacob Zuma a résisté à la ‘‘tempête’‘. Mais pour combien de temps ? Même s’il est soutenu par la majorité de son camp (ANC), plusieurs membres de l’organisation haussent désormais le ton sur les dérives de leur chef.

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