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Election gambienne : la volte-face de Yahya Jammeh

Election gambienne : la volte-face de Yahya Jammeh

Gambie

Volte-face de l’ancien président gambien Yaha Jammeh, qui rejette les résultats de l‘élection présidentielle de la semaine dernière, remportée par Adama Barrow, le candidat de l’opposition.

Et pourtant, Jammeh, qui avait officiellement accepté sa défaite et s‘était même engagé à aider le président élu, a appelé à la tenue de nouvelles élections en Gambie, dans une allocution télévisée vendredi.

“Je déclare à tous les Gambiens mon rejet total des résultats des élections, en annulant ainsi l‘élection dans son intégralité et jusqu‘à ce que nous la reprenions. Nous reviendrons aux élections, parce que je veux m’assurer que tous les Gambien ont voté et que la Commission électorale indépendante a été neutre et exempte de toutes influences étrangères”, a déclaré l’ancien meneur et bénéficiaire du coup d’Etat de 1994, sur les antennes de la télévision publique gambienne.

Je déclare à tous les Gambiens mon rejet total des résultats des élections, en annulant ainsi l'élection dans son intégralité...

Les résultats officiels de la Commission électorale du pays ont donné à Adama Barrow, qui a dirigé une coalition de 7 partis d’opposition, 45,5 % des suffrages exprimés, contre 36,7 % pour Yahya Jammeh.

Mais Jammeh, qui a dirigé le petit pays ouest-africain pendant 22 ans, parle d’irrégularités découvertes par son équipe et en fait la raison du rejet des résultats.

Aussi, selon l’ex-homme fort de Banjul, les Gambiens résisteront aux troupes étrangères invitées dans le pays. Les Etats-Unis ont immédiatement condamné les propos de Yahya Jammeh. Une déclaration faite sur le site internet du Département d’Etat des Etats-Unis décrit l’action de Jammeh comme étant une “violation répréhensible et inacceptable de la bonne foi du peuple de la Gambie”.

La volte-face de Jammeh représente un défi inattendu et sévère pour l’administration entrante d’Adama Barrow et un grand pas en arrière pour la Gambie, qui croyait en avoir fini avec les 22 ans de règne du virulent président, considéré comme l’un des plus excentriques et impitoyables de la planète.

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