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Cameroun : deux morts dans des violences dans la ville anglophone de Bamenda (TV d'État)

Cameroun : deux morts dans des violences dans la ville anglophone de Bamenda (TV d'État)

Cameroun

La ville anglophone de Bamenda, dans le Nord-Ouest du Cameroun de nouveau sous haute tension. Selon la télévision nationale, CRTV, deux personnes ont trouvé la mort dans des clashs entre police et manifestants ce jeudi. L’opposition, elle, avance la mort de quatre personnes.

Tout est parti d’un meeting du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) du président Paul Biya que voulaient empêcher des manifestants de la ville.

Il s’agissait pour le RDPC de demander aux enseignants de Bamenda de reprendre le chemin des classes alors que les cours ont été interrompus depui le 21 novembre à la suite d’une grève.

Des affrontements ont alors éclaté entre la police et les manifestants causant deux morts selon la télévision d‘état et quatre morts selon l’opposition. “On parle d’au moins deux morts et de plusieurs personnes blessées”, a indiqué la CRTV dans l‘édition anglaise de son journal du soir. “Il y a eu au moins quatre morts”, a déclaré de son côté un porte-parole du Social democratic front (SDF, principal parti de l’opposition).

La parti de Ni John Fru Ndi affirme détenir les noms des quatre personnes “tuées par balles”. “Un commissariat a été incendié (par les manifestants). Les policiers sont en train d’arrêter les gens dans la ville, y compris les personnes blessées. Des atrocités sont commises sur les populations”, a-t-il ajouté.

La ville anglophone de Bamenda, capitale du Nord-Ouest, l’une des deux régions anglophones du Cameroun est sujette depuis des semaines à des manifestations qui ont souvent dégénéré. Fin novembre, des violences avaient fait un mort – trois selon le SDF.

Estimée à environ 20 % des quelque 22,5 millions de Camerounais, les anglophones revendiquent un meilleur traitement de la part des autorités du pays. Ils dénoncent notamment leur marginalisation et exigent un retour au fédéralisme comme ce fut le cas entre 1961 et 1672, sous l‘ère du président Ahmadou Ahidjo.

Mais pour le Premier ministre Philémon Yang – lui même issu de la région anglophone – il n’est pas question d’adhérer à cette question du fédéralisme. Son appel, cesser les grèves et retourner à l‘école, perturbée dans plusieurs villes des régions anglophones proches du Nigeria.

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