République démocratique du Congo
Recevoir du courrier … une première pour cette étudiante de Kinshasa.
Et pour cause ! Depuis 1985-86 et jusqu‘à récemment, la Société congolaise de poste et de télécommunication (SCPT) ne remplissait plus sa mission de livraison du courrier, témoigne Anifa Kayumba, chef de l’immense centre de tri de Kinshasa où attendent désormais soigneusement rangés de gros sacs de jute emplis de lettres.
Comme Odette Tshibambe, nombre de Kinois ont pu constater le retour des facteurs à Kinshasa, ville de 10 millions d’habitants où ils circulent à bicyclette, à moto ou à pied.
Mme Kayumba, «33 ans de service», se souvient des années noires et de la «démotivation des agents» à cause du non versement de leur solde.
Les clients avaient perdu confiance dans la Poste parce que la plupart des colis «étaient éventrés ou se perdaient», renchérit Élisabeth Lengema, 26 ans d’ancienneté et aujourd’hui fière de participer au tri du courrier.
À cette époque, souligne Mme Kayumba, les employés ne venaient au travail que pour «fouiller les colis» et repartaient après les avoir délestés de billets, montres, bijoux…
Les rares plis qui échappaient à ce «contrôle» étaient livrés à domicile contre paiement d’un «transport», une somme exigée pour le déplacement et fixée à la tête du client.
Aux guichets, il n’y a pas encore foule, tout juste quelques clients venus acheter des timbres ou déposer du courrier. Mais la nouvelle direction, confiante, entend bien reconquérir ce marché longtemps abandonné aux sociétés privées.
Les postiers remis au travail le plus dur reste à faire : regagner la confiance perdue des congolais.
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