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Burundi : le Rwanda cité dans la tentative d'assassinat du chef de la communication présidentielle

Burundi : le Rwanda cité dans la tentative d'assassinat du chef de la communication présidentielle

Burundi

Une enquête a été ouverte après la tentative d’assassinat ce lundi de Willy Nyamitwe, le conseiller en Communication du président burundais, Pierre Nkurunziza.

Près de 24 heures après la tentative d’assassinat du responsable de la Communication de la présidence, les regards se tournent vers le Rwanda, pays voisin que le Burundi accuse régulièrement de vouloir le déstabiliser.

A l’occasion d’une conférence de presse organisée par la police, le porte-parole du corps, Pierre Nkurikiye, a affirmé que les commanditaires de l’assassinat programmé de Willy Nyamitwe seraient basés au Rwanda.

Au nombre de cinq à dix personnes, les assaillants qui ont attaqué cet officiel burundais auraient toutefois collaboré avec des hommes de l’armée burundaise. Un sous-officier de l’armée a dores et déjà été mis aux arrêts, a déclaré Pierre Nkurikiye, le porte-parole de la police.

Si peu d‘éléments sur cette soirée du lundi découlent, l’enquête en cours devrait permettre d’en savoir un peu plus.

Le film de la tentative d’assassinat

Les faits se sont déroulés ce lundi 28 novembre, aux alentours de 21h30 heure locale. Après une séance de travail à la présidence, Willy Nyamitwe rallie sa maison, au quartier Kajaga, situé dans la périphérie de Bujumbura.

Des assaillants, cachés dans une habitation inachevée à quelques encablures du domicile de l’officiel, enchainent les tirs nourris auxquels s’ajoutent l’explosion d’une grenade. Willy Nyamitwe, lui, sortait de la route principale pour engager une ruelle qui mène à sa maison.

Touché par les tirs, un des ses gardes du corps meurt sur le champ ; son chauffeur, lui, est blessé. Quant à Willy Nyamitwe, il s’en sort avec une blessure au bras. Il n’eût son salut que grâce à l’intervention spontanée des soldats en faction dans les environs, qui ont fait fuir les assaillants grâce à leur riposte.

Sur son compte Twitter, l’officiel affirme se porter bien, même s’il regrette la mort “d’un meilleur ami”.

Depuis avril 2015 où le président Pierre Nkurunziza a annoncé qu’il briguera un nouveau mandat, le Burundi a été le théâtre d’une révolte populaire. Selon les organisations de défense des droits de l’homme, les violences ont fait des centaines de morts.

Malgré une certaine accalmie, la tension couve dans le pays. En juillet, c’est l’ancienne ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement (2005-2007), puis ministre aux affaires de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (2009-2011) qui était assassinée.

Membre du parti au pouvoir CNDD-FDD et réputée proche de Pierre Nkurunziza, elle a été tuée dans le quartier de Gihosha, dans l’est de Bujumbura, “par deux criminels dans un véhicule”.

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