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Législatives ivoiriennes : 1.153 candidats dans la course à l'hémicycle

Législatives ivoiriennes : 1.153 candidats dans la course à l'hémicycle

Côte d'Ivoire

1153 candidats annoncés par la Commission électorale indépendante pour les législatives ivoiriennes qui se tiendront le 18 décembre prochain. Seulement 12 % de ces candidats sont des femmes.

Il y a donc plus de candidats qu’en 2011. Selon les observateurs de la vie politique ivoirienne, ce nombre astronomique de candidats s’explique par le retour d’une frange de l’opposition dans la course à l’hémicycle.

Parlant de l’opposition, celle-ci est divisée. Les pro-Gbagbo, rassemblés derrière Aboudramane Sangaré, demeurent dans la logique du boycott, refusant de prendre part aux législatives, tandis que les pro Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI, le parti de Laurent Gbagbo), sont partants avec 148 candidats. Affi N’Guessan étant lui-même candidat à Bongouanou, sa région.

Quant au Premier ministre Daniel Kablan Duncan (membre du PDCI, l’ancien parti unique), il est annoncé lui aussi sur la liste des candidats, sans oublier des membres de son gouvernement.

La majorité au pouvoir, le RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) a mis sur la ligne de départ de ces législatives 199 candidats. Mais de nombreuses candidatures indépendantes issues de ses propres rangs pourraient mettre du sable dans son engrenage.

A propos de ces candidatures indépendantes, le duel dans la communue huppée de Cocody entre la ministre Bamba-Lamine et la députée sortante, Yasmina Ouégnin, fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Petit ‘‘règlement de comptes’‘ avant le scrutin

Pour sa part, Guillaume Soro, l’ancien chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, qui tenta un coup d’Etat pour renverser Laurent Gbagbo en septembre 2002, souhaiterait conserver son poste de président de l’Assemblée nationale. Deux autres membres du RHDP ont payé cher pour leur choix tactique. Il s’agit de l’UDPCI (l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire) et de l’UPCI (l’Union pour la Côte d’Ivoire).

En effet, refusant la répartition des sièges à l’Assemblée et ayant présenté leur propre candidat (pour les législatives), ils ont vu leurs leaders se faire éjecter du gouvernement vendredi dernier. Il s’agit d’Abdallah Albert Toikeusse Mabri, qui avait en charge les Affaires étrangères, et de Konan Gnamien, qui dirigeait le ministère de l’Habitat et du logement social.

La Côte d’Ivoire a connu une sanglante crise consécutive à la présidentielle de 2010-2011. L’ancien président Laurent Gbagbo, aujourd’hui détenuà la Haye au Pays-Bas, disputait la victoire de cette présidentielleavec son rivale Alassane Dramane Ouattara, aujourd’hui au pouvoir.

Cette crise postélectorale aurait fait plus de 3.000 morts.

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