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Somalie : inquiétude des candidats à la présidentielle

Somalie : inquiétude des candidats à la présidentielle

Somalie

De nombreux candidats à la présidentielle somalienne du 30 novembre évoquent leurs inquiétudes à quelques jours seulement de l‘échéance. Ils pointent notamment la corruption et prônent un changement de régime.

Manipulation des urnes et l‘éventualité d’un report du scrutin sont les inquiétudes exprimées par les candidats à la présidentielle somalienne. Une échéance au suffrage universel indirect prévue le 30 novembre, mais dont le processus tarde à être mis en place.

“L‘élection des députés a été repoussée de quatre mois, et l‘élection présidentielle de trois mois, tous ces retards sont déjà arrivés plusieurs fois dans le passé. Nous avons peur maintenant que l‘élection présidentielle n’ait plus lieu le 30 novembre”, craint Abril Ibrahim Abdulle, candidat à l‘élection présidentielle.

‘‘C’est vrai, nous avons des inquiétudes concernant un report des élections, ou qu’elles soient truquées. De toute évidence, si vous vous intéressez à ces élections, elles sont conduites et manipulées par le gouvernement et les représentants des communautés internationales”, ajoute Said Isse Mohamud, candidat à la présidentielle.

La fragile situation sécuritaire du pays constitue par ailleurs un défi que peinent à relever les autorités. En effet, la Somalie connaît de plus en plus d’attentats menés par les islamistes radicaux shebab. La dernière en date survenue le 30 août, dans un hôtel de la capitale Mogadiscio, près du palais présidentiel a été revendiquée par le groupe.

Les candidats comme Said Isse Mohamud appellent à un changement de régime.

“Les Somaliens croient à un changement de gouvernance grâce à ces élections. Et pour ma part, j’espère qu’une nouvelle personne, encore inconnue en politique, sera élue.”

Près de 14 000 délégués ont voté début octobre pour désigner les 275 d’entre eux, dont 30 % de femmes, qui siégeront à l’Assemblée nationale.

Les États fédérés, eux, ont désigné les 54 sénateurs d’une nouvelle Chambre haute. le Parlement doit se réunir le 30 novembre pour élire un président de la République.

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