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Soudan du Sud : pas d'amnestie pour Rieck Machar tant qu'il incite à la violence - Kiir

Soudan du Sud : pas d'amnestie pour Rieck Machar tant qu'il incite à la violence - Kiir

Sud-Soudan

<h3>Le président sud-soudanais Salva Kiir s’exprimait ce dimanche sur le sort qui sera réservé à son grand rival, l’ancien vice-président Riek Machar. Aux dires de M. Kiir, l’avenir de son ancien “collaborateur” dans le pays dépendra de son discours sur la violence.</h3> <p>Riek Machar, ancien leader de la rébellion et ex vice-président au Soudan du Sud pourrait être amnestié, ou pas. Dans un discours citant régulièrement son rival, le président Salva Kiir a appelé Riek Machar à dénoncer la violence au quel cas il se verrait priver d’une amnistie. </p> <p>“Mon frère Riek Machar pense que la seule façon pour lui de devenir le président de ce pays est la violence, tuant des innocents. Je lui ai dit plusieurs fois qu’il n’y avait aucune raison de se battre. + Si vous [Machar] voulez être le président, attendez les élections +, mais il n’a pas écouté”, a déclaré Salva Kiir. </p> <p>Il s’est notamment appuyé sur la grâce accordée à près de 700 soldats de l’opposition qui s‘étaient enfuis vers la République démocratique du Congo au plus fort des violents combats qui ont lieu dans la capitale Juba en juillet, pour expliquer sa volonté de rapprocher les camps rivaux. Le gouvernement, affirme le président sud-soudanais, est prêt à accueillir ces soldats s’ils abandonnent la rhétorique de la violence. </p> <p>En exil depuis les combats de juillet, Riek Machar a appelé à une résistance armée contre le pouvoir de Juba. Des déclarations condamnées par plusieurs dirigeants africains dont le président sud-africain Jacob Zuma. </p> <p>Malgré un accord de paix signé en août 2015, la situation sécuritaire au Soudan du Sud demeure fragile. De combats entre forces loyalistes et forces rebelles, les affrontements gagnent progressivement les groupes ethniques. </p> <p>Il y a une semaine, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a alerté sur une récurrence des discours haineux entre groupes ethniques. Il a de fait incité le gouvernement à réagir au risque de voir naître un génocide.</p>
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