Afrique
Un groupe de pays africains a échoué lundi dans une tentative de remettre en cause la récente nomination d’un expert de l’ONU sur les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).
Dans un projet de résolution soumis à la commission des droits de l’homme de l’Assemblée générale de l’ONU, ces pays contestaient la légalité de cette nomination, affirmant que le mandat de l’expert n’avait rien à voir avec les droits de l’homme. Ils réclamaient des consultations et en attendant, demandaient que cette nomination soit suspendue.
Mais un groupe de pays d’Amérique latine a ensuite déposé un amendement qui annulait cette suspension.
Ce texte a été adopté par 84 voix pour, 77 contre et 17 abstentions sur les 193 membres de l’assemblée.
L’Afrique du Sud a voté en faveur de l’amendement maintenant en place l’expert LGBT, de même que les Européens, les Etats-Unis, le Canada et les pays latino-américains.
La Somalie et le Rwanda se sont abstenus. La Chine, la Russie, l’Iran et l’Arabie saoudite ont soutenu l’initiative africaine.
Celle-ci était menée par le Botswana, au nom des 54 pays africains membres de l’ONU.
L’Assemblée générale doit encore se prononcer en séance plénière mais il est fort probable qu’elle suivra la décision de la commission.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a nommé fin septembre, pour trois ans, un professeur de droit international, le Thaïlandais Vitit Muntarbhorn, pour enquêter sur les discriminations et les violences envers les personnes LGBT.
Sur les 193 pays membres de l’ONU, 73 pays dont 33 africains ont des législations faisant de l’homosexualité un crime, dont l’Ouganda, le Nigeria, le Soudan et la Mauritanie.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a fait de la promotion des droits des personnes LGBT une de ses priorités.
AFP
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