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Faible participation aux municipales maliennes de dimanche

Faible participation aux municipales maliennes de dimanche

Mali

Les Maliens étaient aux urnes ce dimanche 20 novembre 2016 pour élire leurs conseillers municipaux, pour la première fois depuis 2013.

Ces élections municipales étaient un véritable test pour le gouvernement malien engagé dans une quête de paix aussi difficile qu’incertaine. Mais, d’après les échos de la journée, le scrutin, boycotté par certains partis d’opposition et groupes armés, a été marqué par un taux de faible participation. Malgré les craintes et les menaces d’attaques djihadistes et rebelles, il s’est tout de même, dans l’ensemble, déroulé dans le calme. « Nous avons commencé à 8h du matin. Jusqu‘à présent, nous n’avons eu aucun incident. Peu de gens sont venus. On espère que l’après-midi, ce sera mieux. À l’heure actuelle, il n’y a pas eu beaucoup d’incidents. C’est lent, c’est un peu tranquille, fait constater Ali Koné, un officiel électoral.

Ces élections municipales suscitent de l’espoir chez beaucoup de Maliens qui espèrent y voir un signe du retour progresse de la paix dans le pays. « Bien qu’il y ait des problèmes dans le Nord, nous espérons que cela sera bientôt résolu. Avec les élections, nous pensons qu’il y aura des améliorations », prie Ibrahima Sow.

Un scrutin boycotté par certains partis et groupes armés

Ces municipales ont été organisées dans un contexte de sécurité fragile et un climat politique précaire, signes des divisions qui bloquent le processus de paix au Mali. Samedi, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait appelé le gouvernement, l’opposition et les groupes signataires de l’accord de paix de mai-juin 2015 à « garantir la tenue, sans incidents, des élections dans les localités où les conditions politiques et sécuritaires permettent leur organisation ».

Un appel qui semble entendu au vu du déroulement de ce scrutin qui ne s’est pas tenu dans certaines localités du pays comme la région de Kidal dans le nord-est. Cette ville est le bastion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), qui a dénoncé l‘« entêtement du gouvernement » à organiser ces élections avant l’installation des autorités intérimaires et le retour de « dizaines de milliers de réfugiés et déplacés qui sont directement concernés ».

Du matériel brûlé, un candidat enlevé

Dans la région voisine de Gao, les élections ne se sont tenues que dans une partie des communes, tout comme à Tombouctou, dans le nord-ouest, où du matériel électoral a été enlevé et brûlé au cours d’attaques distinctes, y compris dimanche. Mais le vote s’est déroulé normalement en ville. À noter, par ailleurs, qu’un candidat d’un petit parti d’opposition a été enlevé samedi matin à Koro (centre), a indiqué le chef du parti, Mamadou Sidibé, précisant que « la voiture de Saibou Barry a été retrouvée brûlée et lui-même a été conduit vers une destination inconnue ».

Un scrutin dans le calme, mais une participation faible, les Maliens ont voté ce dimanche pour élire leurs conseillers municipaux.

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