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La question de l'éducation sexuelle en Ouganda

La question de l'éducation sexuelle en Ouganda

Ouganda

L’Ouganda est confronté à un véritable phénomène de société : il est le pays au plus fort de taux de grossesses d’adolescentes au monde. La raison majeure de ce fait ? Le manque d’accès à l‘éducation sexuelle. Mais la solution semble se mettre en place, grâce à un système de mobilité.

Pour parvenir jusqu’aux populations pauvres des bidonvilles de kampala, la capitale ougandaise, l’association Marie Stopes International a trouvé comme moyen de déplacement les fameux touk touks (voir photo). Des véhicules de transport en commun de petite taille, capable de se faufiler dans les étroites ruelles des bidonvilles.

En effet, les populations pauvres, notamment celles qui vivent dans les quartiers précaires et autres bidonvilles, sont les plus exposées aux grossesses des jeunes filles. Elles n’ont accès ni aux services de santé, ni à l‘éducation. Environ 56 % de la population de l’Ouganda ont moins de 18 ans. Malheureusement, seulement 11 % ont accès aux informations relatives à l‘éducation sexuelle.

Quand mon père a découvert que j’étais enceinte (...) il m’a dit, tu peux partir.

Prossy Nambi, employée de Marie Stopes Ouganda : ‘‘les touk touks, c’est pratique dans les bidonvilles parce que certaines zones ne sont pas faciles d’accès en voiture. Avec un touk touk, vous pouvez pénétrer là où vivent vraiment les gens.’‘

Marie Stopes International a fait de ses touk touks des véhicules de fonctionnement. Ils servent d’espace de conseil personnalisé, à l’intérieur duquel se trouve une sorte de clinique. Aussi, ces petits véhicules permettent de distribuer des préservatifs, des stérilets et des pilules contraceptives.

L’initiative est d’autant plus importante en Ouganda, pays où l’avortement est illégal à moins que la vie de la mère soit en danger.

‘‘Les jeunes ont une sexualité très active, mais les parents et les tuteurs ne veulent pas l’admettre’‘, lâche Nansasi Shadia Kaye, éducatrice.

‘‘Quand mon père a découvert que j’étais enceinte, il s’est senti mal parce que j’étais encore à l’école. Il m’a dit, tu peux partir’‘, révèle Nantatya Mebra, mère célibataire tombée enceinte à l‘âge de 15 ans. Cette dernière éduque aujourd’hui les jeunes sur l’importance des rapports protégés.

Mais l’initiative de Marie Stopes Ouganda semble se mesurer à une montagne, tant le chemin de l‘éducation sexuelle est parsemée d’embûches, du fait particulièrement de la pauvreté.

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