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Guinée : Rio Tinto éclaboussée par des accusations de corruption dans le projet Simandou

Guinée : Rio Tinto éclaboussée par des accusations de corruption dans le projet Simandou

Guinée

Un consultant de la multinationale Rio Tinto est accusé d’avoir touché 10,5 millions de dollars US alors qu’il était chargé de négocier avec le président Alpha Condé.

Le bureau de presse de la présidence guinéenne a manifesté son étonnement dans un communiqué diffusé vendredi après l’annonce de l’ouverture des enquêtes anti-corruption par Rio Tinto . « Le gouvernement n’avait pas connaissance, à l‘époque des faits, en 2011, que monsieur Polge de Combret agissait d’une manière quelconque pour le compte de Simfer ou de Rio Tinto, précise le document. Il n’a, à ce jour, reçu aucune allégation spécifique de corruption en relation avec les éléments rapportés dans le communiqué de presse de Rio Tinto. »

Le communiqué de Rio Tinto publié le 9 novembre dernier annonce la saisine des autorités anti-corruption aux États-Unis, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Australie. Des faits de corruption que le géant de l’exploitation minière impute à l’enveloppe versée à M. de Combret, le consultant en contact direct avec le gouvernement guinéen. En signe de bonne volonté, Rio Tinto a remercié son responsable du département Énergie et Minerais Alan Davies. En 2011, il était en charge du projet Simandou. De la même manière, la directrice des affaires légales Debra Valentine a été encouragée à rendre le tablier.

... sécurisation des blocs 3 et 4 de Simandou

L’affaire de corruption a éclaté après la révélation d’un échange de mails entre deux anciens PDG du géant minier – Tom Albanese et Sam Walsh. Dans ces conversations, il apparaît notamment que les 10,5 millions de dollars devaient servir à la « sécurisation des blocs 3 et 4 de Simandou ».

Simandou est considérée comme la première réserve de minerais de fer au monde. Son exploitation par divers consortiums miniers suscite un écheveau d’accusations de corruption depuis la chute de l’ancien président Lassana Conté. Alors que Rio Tinto a d’ores et déjà annoncé son intention de se retirer de ce champ minier, ces accusations pourraient compliquer sa procédure de désengagement et l’obtention de l’enveloppe de plus d’un milliard de dollars promise par le racheteur Chinalco.

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