République Centrafricaine
Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé que cette procédure vise à faire la lumière sur la mort de quatre civils lors d’une manifestation le 24 octobre dernier à Bangui.
Que s’est-il passé lors de la « ville morte » qui a dégénéré il y a trois semaines dans la capitale centrafricaine ? C’est l’objet de l’enquête dont l’ouverture a été annoncée ce vendredi par le ministre de la Justice Flavien Mbata. Quatre civils avaient été tués et 14 personnes blessées le 24 octobre à Bangui lors de cette journée pendant laquelle un collectif de la société civile avait demandé le retrait de la Minusca, accusée de « passivité » face aux groupes armés.
La procédure se scinde en deux phases : les autorités voudraient établir la responsabilité des organisateurs de la manifestation d’une part et d’autre part savoir quel a été le rôle joué par « les éléments centrafricains qui ont été vus sur les lieux ». Quid des forces onusiennes ? « Il y a des procédures qui sont prévues (pour) engager la responsabilité pénale des auteurs de ces tirs, s’il est établi que ce sont les forces onusiennes », a indiqué le ministre.
Gervais Lakosso, l’organisateur de la journée « ville morte » est d’ores et déjà en garde à vue.
Le jour de la manifestation, des témoins assurent que des Casques bleus avaient bloqué des manifestants qui se dirigeaient vers le quartier général de la Minusca pour faire un sit-in devant le bâtiment. Les Casques bleus avaient effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants.
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