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Zimbabwe : face à la sécheresse, l'agriculture passe par la science

Zimbabwe : face à la sécheresse, l'agriculture passe par la science

Zimbabwe

Au Zimbabwe, des chercheurs produisent des variétés de maïs qui résistent à la chaleur pour aider les agriculteurs dont les récoltes sont détruites par la sécheresse.

Cosmos Magorokosho travaille sur un nouveau maïs hybride, capable de résister à la sécheresse. Le chercheur zimbabwéen dirige une équipe qui sélectionne et croise les variétés les plus économes en eau.

‘’ En pratique ça veut dire que nous transférons les gènes d’une plante à une autre pour créer une nouvelle sorte de plante qui aura les caractéristiques désirées. ‘’

Grâce à sa semence hybride, Cosmos Magorokosho espère pouvoir sortir les fermiers de Zaka de leurs difficultés. Son ONG a bénéficié d’une enveloppe de 500.000 dollars de l’aide américaine pour financer la mise au point de sa nouvelle variété de maïs sur l’ensemble du continent africain.

Autrefois pays exportateur de maïs, le Zimbabwe était considéré comme le grenier à céréales de l’Afrique. Mais aujourd’hui, il en importe deux millions de tonnes par an.

‘’ Comparées à d’autres graines, celles-ci ont survécu à la chaleur et au manque d’eau qui nous affecte. La récolte a été meilleure, je devrais avoir assez pour tenir jusqu’en février. ‘’ Espère Apollonia Marustvaka, agricultrice.

Un quart de la population rurale du Zimbabwe, environ deux millions de personnes, a besoin d’aide alimentaire et ne survit qu’au prix d’un régime très maigre à base de fruits sauvages.

“Avec le changement climatique, nos plantations sont détruites avant même qu’on puisse les récolter”, se désespère Sekai Filomina Makonese, 58 ans, en pointant du doigt les forêts qui entourent ses terres de Zaka, à 300 km au sud d’Harare.

Les chercheurs aimeraient répandre le maïs hybride rapidement dans les régions les plus sévèrement touchées, mais le processus est retardé par les tests de validation du gouvernement. Andy Challinor est professeur à l’université de Leeds.

‘’ Les recherches récentes montrent que les cultures n’arrivent pas à suivre le rythme du réchauffement climatique, simplement parce que les plantes mûrissent plus vite sous des températures élevées. Et quand elles mûrissent trop vite, les récoltes sont moins importantes. ‘’

La sécheresse est l’un des enjeux clefs de la conférence internationale COP22 en cours
au Maroc.

Sur le terrain, des solutions comme ce maïs redonnent de l’espoir aux agriculteurs et aux populations qui peinent à survivre.

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