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Burkina : poursuite du bras de fer entre gouvernement et médias

Burkina : poursuite du bras de fer entre gouvernement et médias

Burkina Faso

Le gouvernement et plusieurs médias burkinabé ne sont pas parvenus à un accord alors que les journalistes initient des mouvements d’humeur pour dénoncer leurs conditions de travail et l’ingérence des autorités dans leurs activités.

Mercredi encore, des médias burkinabé dont la chaine de télévision nationale RTB et le quotidien d‘État Sidwaya, ont enclenché une période de grève. Elle devra s‘étendre sur 92 heures. Un revirement de dernière minute alors que des négociations avec le gouvernement étaient sur le point d’aboutir en début de semaine.

Dans une interview à l’hebdomadaire africain Jeune Afrique, Sidiki Dramé, du syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (Synatic) a expliqué les raisons de cette marche arrière des syndicalistes.

Entre autres revendications, “le reclassement des agents bloqués depuis 2004 dans trois catégories administratives (B1, A2 et A3), le recrutement des pigistes comme agents publics ainsi que l’augmentation montant des indemnités du code vestimentaire actuellement de 9000 à 11 000 francs CFA à 200 000 francs CFA, ainsi que de la prime de risque à 150 000 francs CFA”, a signifié Sidiki Dramé.

A en croire le syndicaliste, il y a certes eu des “avancées notables” lors des pourparlers qui se sont tenus sous les auspices du Premier ministre. Mais il demeure des zones d’ombre et des divergences qui handicapent les négociations depuis le 25 octobre. Il s’agit notamment du passage de Sidwaya et de RTB en sociétés d’État. Ce qui favoriserait “une indépendance économique et éditoriale” de ces organes.

Une exigence à laquelle le gouvernement refuse de capituler. Même la “phase de transition permettant d’améliorer les rémunérations salariales et indemnitaires” suggérée par les syndicats a été rejetée par les autorités au motif d‘éviter “une vague de revendications chez les autres catégories de fonctionnaires”.

Le 4 octobre déjà, les journalistes avaient boycotté les antennes et autres supports de presse pour se faire entendre. En septembre également, une grève et un sit-in avaient été initiés après l‘échec de pourparlers avec le gouvernement.

Photo Crédit : Wikimédia
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