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RDC : une dizaine de militants de la Lucha aux arrêts

RDC : une dizaine de militants de la Lucha aux arrêts

République démocratique du Congo

Ils venaient déposer un mémorandum au siège de l’Union africaine sis dans la capitale congolaise, Kinshasa.

Douze militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) ont été interpellés ce vendredi à Kinshasa, la capitale congolaise. Les militants de ce mouvement qui se définit apolitique et non violent, tentaient de déposer un mémorandum au siège de l’Union africaine pour alerter l’organisation africaine sur “le chaos” qui se prépare après la signature d’un accord politique mardi.

Les protestataires, dont une femme, ont d’abord été bousculés et se sont vus arracher les affiches qu’ils tenaient, sur lesquelles on pouvait lire : “Nous voulons l’alternance le 19 décembre 2016” et “Nous contestons les accords issus du dialogue” politique en RDC.

Plus tard, ils ont été embarqués dans une jeep de la police par près d’une vingtaine d’agents. Interrogés sur les raisons de leur arrestation, Rombaut Pierrot Mwanamputu, le porte-parole de la police nationale a indiqué être “en réunion avec le commandant” de la police à ce propos.

L'Union africaine va-t-elle jouer au sapeur-pompier après avoir contribué à mettre le feu aux poudres ? Le temps d'empêcher la RDC de sombrer dans le chaos c'est maintenant ou jamais, et vous en avez la grave responsabilité.

Le 20 octobre cependant, le groupe dit avoir fait parvenir au Gouvernorat de Kinshasa une lettre d’information sur le dépôt d’un mémorandum dans les locaux de l’Union africaine.

Ce texte intitulé “L’Union africaine complice du coup d’État constitutionnel en République démocratique du Congo” et adressé à la présidente de la commission de l’UA Nkosazana Dlamini Zuma remet en cause le dialogue politique signé le mardi entre la majorité présidentielle, une frange de l’opposition et de la société civile, autorisant le report de la présidentielle à avril 2018.

Un dialogue politique sous la facilitation de l’Union africaine qui selon la Lucha “n’a fait qu’aggraver l’impasse” politique dans le pays. Pour le mouvement, l’UA s’est rendue “complice” d’un accord qui viole la Constitution du pays et la résolution 2277 des Nations unies – bases sur lesquelles avaient pourtant été fondées l’accord – en entérinant “le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà de son second et dernier mandat”.

“L’Union africaine va-t-elle jouer au sapeur-pompier après avoir contribué à mettre le feu aux poudres ? Le temps d’empêcher la RDC de sombrer dans le chaos c’est maintenant ou jamais, et vous en avez la grave responsabilité”, écrit le mouvement.

A mesure qu’avance le 19 décembre, jour marquant la fin du second et dernier mandat du président Joseph Kabila, les craintes d’un embrasement des rues congolaises persistent. Une partie de l’opposition qui a réfusé de prendre part au dialogue maintient la pression sur le pouvoir et exige le départ du président congolais à cette date.

Une mission de la Cour pénale internationale qui a séjourné en RD Congo du 16 au 20 octobre a mis en garde les acteurs politiques de risque de poursuite par la Cour en cas de violences comme ce fut le cas les 19 et 20 septembre. Des violences qui ont fait plus de 50 morts.

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