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Crise burundaise : Idriss Déby défend le 3e mandat de Pierre Nkurunziza

Crise burundaise : Idriss Déby défend le 3e mandat de Pierre Nkurunziza

Burundi

En visite officielle en Allemagne depuis mercredi, le président tchadien Idriss Déby, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, s’est penché sur la crise dans laquelle est plongée le Burundi depuis avril 2015.

C’est l’une des rares sorties, ou peut-être même la seule d’un président africain sur la crise burundaise. Dans une interview exclusive accordée à la Deutsche Welle, le président tchadien Idriss Déby Itno a défendu le troisième mandat de son homologue Pierre Nkurunziza.

“La Constitution limite à deux mandats au suffrage universel. Le premier mandat du président Nkurunziza n‘était pas au suffrage universel. Il a été désigné tout simplement. Le deuxième mandat est un mandat constitutionnel. Certains estiment qu’il a fait deux mandats. C’est vrai. Mais il s’agit d’un mandat constitutionnel et un mandat hors Constitution”, analyse le président tchadien.

Idriss Déby qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine explique comment l’immixtion des puissances étrangères a contribué à embraser la situation dans ce pays voisin.

Généralement, les crises en Afrique viennent de l'extérieur que de l'Afrique elle-même

“Ce sont les Nations unies, les États-Unis, les pays étrangers qui se sont précipités pour dire qu’il (le président Pierre Nkurunziza, Ndlr) a fait deux mandats donc il ne peut plus prétendre à un autre. La crispation est venue de là. Et généralement, les crises en Afrique viennent de l’extérieur que de l’Afrique elle-même”, a-t-il déploré.

Une lecture bien différente de celle que fait l’opposition burundaise et la communauté internationale qui estiment que le président Pierre Nkurunziza a violé l’Accord d’Arusha en briguant un troisième mandat consécutif. Un mandat qui a conduit le pays dans une grave crise qui a fait des centaines de morts et des milliers de déplacés depuis avril 2015.

Pour le président tchadien, la résolution conflit réside inéluctablement dans un dialogue inter-burundais. “Si on avait laissé les Burundais gérer leurs problèmes entre eux, sur la base de leur Constitution, nous ne serions pas dans cette situation. (…) Nous (en référence à l’Union africaine, Ndlr) avons désigné un comité de chefs d‘État chargé d’aider les Burundais à s’asseoir autour d’une même table pour régler cette situation”.

Idriss Déby Itno a entamé mercredi une visite officielle en Allemagne où il a parlé sécurité et immigration avec la chancelière allemande Angela Merkel. C‘était la première visite d’un chef d‘État tchadien en Allemagne.

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