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Les effets d’El Niño menacent la lutte contre le VIH au Zimbabwe

Les effets d’El Niño menacent la lutte contre le VIH au Zimbabwe

Zimbabwe

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), près de la moitié de la population du Zimbabwe sera affectée par l’insécurité alimentaire dans les zones rurales pendant la période de pic de la faim l’année prochaine, rendant les personnes touchées par le VIH / SIDA particulièrement vulnérables.

La sécheresse exacerbée par le phénomène climatique El Niño a rendu les personnes vivant avec le VIH / SIDA au Zimbabwe particulièrement vulnérables.

De nombreux patients refusent de prendre un traitement anti-rétroviral l’estomac vide. D’autres sont obligés de dépenser leurs revenus limités pour la nourriture plutôt que de se rendre dans un établissement de santé.

Plus de 60 millions de personnes, dont les deux tiers en Afrique orientale et australe, sont confrontées à des pénuries alimentaires en raison de sécheresses liées à El Niño, un réchauffement de la température de la surface des eaux dans l’océan Pacifique, selon les Nations unies.

La prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans atteint les 5,7 % , le plus haut niveau en 15 années. Certains rapports font également cas de nombreux enfants qui abandonnent l‘école à cause de la faim.

“Au cours des deux derniers mois, nous avons vu une augmentation du taux de malnutrition dans diverses régions du pays en raison de la sécheresse provoquée par El Niño. Cela a aussi un impact sur les personnes vivant avec le VIH /Sida en ce qu’elles ne seront pas en mesure d’accéder a la nourriture dont elles ont nécessairement besoin pour faire en sorte que les médicaments qu’elles prennent chaque jour aient les effets escomptés”, déclare Niels Balzer, directeur national adjoint du Programme alimentaire mondial au Zimbabwe.

À Plumtree dans la province sud du pays, Sipiwe Moyo une agricultrice âgée de 50 ans n’a pas de récolte cette année. Par le passé, elle réussissait à planter du maïs pour la vente et pour nourrir la famille, mais la sécheresse a affecté sa principale source de revenus.

“Pendant la saison des pluies, nous récoltons peut-être 45 voire 50 kg. Mais l’année dernière, je pense que je n’ai fait que 10 kg et cette année, c‘était pire.”

Les météorologues du Japon, de l’Australie et des États-Unis prévoient, 50, voire 75 % le développement de la Niña dans la seconde moitié de 2016.

Pour fournir une assistance d’ici mars 2017, le PAM a déclaré que 220 millions de dollars en financement seront nécessaires.

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