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RDC : pas d'élection présidentielle avant décembre 2018 (Commission électorale)

RDC : pas d'élection présidentielle avant décembre 2018 (Commission électorale)

République démocratique du Congo

En République démocratique du Congo, la Commission électorale a laissé entendre que la présidentielle initialement prévue pour novembre 2016 pourrait se tenir en décembre 2018.

L’annonce a été faite ce samedi par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Corneille Nangaa.

Devant les participants au dialogue national qui a repris ce samedi après 10 jours de suspension, le président de la Céni a donné des indications claires sur le fichier et le calendrier électoral.

Selon les déclarations de Corneille Nangaa rapportées à Reuters par des députés participant aux pourparlers, la mise à jour du fichier électoral ne devrait pas être effective avant le 31 juillet. La commission aura en plus besoin de 504 jours additionnels pour la tenue effective du scrutin.

Si les participants au dialogue étaient tombés d’accord sur un couplage de la présidentielle aux législatives et aux provinciales, il restait toutefois à trouver un accord sur le jour. La majorité présidentielle, à l’initiative de ces assises, avait proposé lors d’une séance que ce jour soit le 28 novembre 2018. Proposition rejetée en bloc par les représentants de l’opposition et de la société civile y mettaient à l’indexe une tentative de “glissement” du calendrier électoral.

Quelques jours avant, la Céni avait déclaré que les élections présidentielles ne se tiendront pas avant juillet 2017, évoquant des problèmes logistiques et budgétaires.

La question électorale en République démocratique du Congo divise largement dans le pays. L’opposition qui suspecte le président Joseph Kabila de tenter de se maintenir au pouvoir en repoussant la tenue du scrutin, multiplie les manifestations. Les dernières, les 19 et 20 septembre, ont fait au moins 50 morts.

Joseph Kabila qui termine son deuxième et dernier mandat au soir du 19 décembre selon les termes de la Constitution, réfute toute accusation de “coup de force”. Comme la Céni, il pointe des manquements logistiques et budgétaires.

De crainte de voir ce géant d’Afrique centrale replonger dans des violences meurtrières, la communauté internationale multiplie les appels au calme et au respect de l’ordre constitutionnel. Mais pour l’heure, cela ne semble y avoir aucun poids.

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