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Les Etats-Unis accusés de "partialité" au Mali

Les Etats-Unis accusés de "partialité" au Mali

Mali

Au Mali, le Gatia accuse les États-Unis de “partialité” après une sortie de l’ambassadeur américain contre le groupe d’autodéfense armé du nord.

C’est un fait assez rare pour être souligné. Pour la première fois depuis la signature de l’accord de paix en juin 2015, un diplomate américain se prononce publiquement sur la crise malienne. L’ambassadeur des États-Unis au Mali a demandé mercredi aux autorités du pays de rompre leurs relations avec le Gatia, groupe autodéfense touareg Imghad et alliés. « Le gouvernement malien doit rompre tout lien avec le Gatia, une milice armée ne contribue pas à ramener la paix dans le nord du Mali’ », a déclaré Paul Folmsbee, avant de poursuivre que « le gouvernement du Mali doit assumer une plus grande responsabilité pour la mise en œuvre du processus de paix ».

Mais les déclarations de l’ambassadeur américain n’ont pas été appréciées par les dirigeants du Gatia, qui accusent les États-Unis de « partialité ». « J’ai toujours cru que les diplomates sont tenus par la réserve. Un ambassadeur qui ordonne à un État comme un caporal pour les soldats », a ironisé son secrétaire général Fahat Ag Almahmoud via son compte Twitter. Il a aussi rappelé, je cite : « Le Gatia n’a pas été créé par l‘État du Mali pour suppléer l’armée malienne, dans un rôle de milice à sa solde », fin de citation. Pour l’instant, les autorités maliennes n’ont pas réagi à cette sortie de l’ambassadeur américain qui suscite le débat dans le pays.

Cette sortie du diplomate américain fait suite aux récents affrontements qui ont opposé à Kidal ce groupe armé aux ex-rebelles de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Les combats entre les deux entités, pourtant signataires de l’accord d’Alger, ont fait plusieurs morts, obligeant la communauté internationale à hausser le temps et demander l’arrêt des violences, menaçant de sanctionner ceux qui violeraient l’accord.

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