Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Gabon : Emmanuel Issoze Ngondet, Premier ministre pour un "gouvernement d'ouverture"

Gabon : Emmanuel Issoze Ngondet, Premier ministre pour un "gouvernement d'ouverture"

Gabon

Former un “gouvernement d’ouverture”. C’est la tâche qui incombe désormais à Emmanuel Issoze Ngondet nommé premier ministre du Gabon ce mercerdi par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.

“Le président de la République a nommé par décret M. Emmanuel Issoze Ngondet au poste de Premier ministre, chef du gouvernement et lui a demandé de former un gouvernement d’ouverture”, a indiqué la direction de la communication présidentielle (DCP) dans un communiqué.

Emmanuel Issoze Ngondet est en fait un habitué de la haute administration gabonaise. Jusqu‘à l’annonce de sa désignation, ce diplomate de carrière âgé de 55 ans était ministre d‘État des affaires étrangères de ce pays qui sort d’une profonde crise post-électorale.

Titulaire entre autres d’une maitrise en droit public et science politique, le successeur de Daniel Ona Ondo est passé par plusieurs ministères et représentations diplomatiques du Gabon à l‘étranger.

Sa nomination intervient au lendemain de la prestation de serment d’Ali Bongo pour un second septennat. Dans la foulée, le porte-parole du gouvernement gabonais annoncé, “ que le gouvernement pourrait être annoncé au plus tard dimanche…le temps des consultations”.

L’opposition emmenée par Jean Ping qui conteste toujours la victoire d’Ali Bongo a estimé que cette nomination “ne changeait rien” à la situation.” Je m’en fiche. Cela ne change rien. Il (Ali Bongo) doit partir”, a déclaré son directeur de cabinet, John Nambo.

L’instruction de former un “gouvernement d’union” s’apparente en réalité à une nécessité au Gabon, pays qui a été profondément polarisé par des divisions – sur fond de lutte pour le contrôle de l’héritage d’Omar Bongo qui a dirigé le pays pendant près de quatre décennies – lors de la dernière présidentielle.

La victoire d’Ali Bongo a été validée vendredi dernier par la Cour constitutionnelle qui a rejeté la requête de Jean Ping dénonçant des fraudes. Ce dernier parle d’un “déni de justice” et s’autoproclame toujours le “président élu”, mais ne dispose plus d’aucun recours légal après la décision de la Cour.

Une vie normale a repris en apparence au Gabon, pays doté d‘énormes ressources naturelles, après un mois de tensions depuis le scrutin à tour unique du 27 août.

Voir plus