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Vers des pansements "intelligents"

Vers des pansements "intelligents"

France

Avec la progression du diabète et ses complications comme l’ulcère du pied diabétique et le vieillissement de la population entraînant une hausse des ulcères de jambe et des escarres, les plaies chroniques deviennent un enjeu de santé publique majeur, doublé d’un casse-tête financier pour les systèmes d’assurance-maladie.

Urgo, ce n’est pas seulement des sparadraps pour les petits bobos du quotidien. Un groupe français, dans son centre mondial de recherche et de développement à Chenôve, près de Dijon, élabore des solutions high-tech pour accélérer la cicatrisation des plaies chroniques.

Laurent Apert, directeur de la recherche chez Urgo Médical a déclaré que “historiquement, l’objet pansement est fait pour protéger la plaie, la recouvrir, absorber les exsudats de la plaie, et ce qu’on a beaucoup travaillé, c’est la compréhension des mécanismes de cicatrisation et en particulier les mécanismes de cicatrisation retardée. Pourquoi une plaie ne cicatrise plus? À partir de cette compréhension on va développer des produits qui vont corriger ces défauts de cicatrisation.”

Urgo prévoit d’obtenir à terme les mesures de compression pour un ulcère de jambe réel, à l’aide de capteurs connectés, fixés sur un circuit imprimé souple et extensible en polyuréthane.

Avec des universités allemandes et des entreprises de micro-électronique, Urgo travaille ainsi sur un projet européen de photothérapie, pour suivre, voire soigner les plaies à l’aide de rayons lumineux diffusés par des diodes électroluminescentes (Led).

Laurent Faugère, directeur général d’Urgo Médical a affirmé “on a plusieurs voies de recherche pour améliorer ces plaies sévères. Le premier c’est de mettre en place des traitements actifs, il s’agit de mettre des composés chimiques sur les pansements qui vont permettre soit d’accélérer la cicatrisation, soit de mieux gérer les infections. On a réussi à démontrer que l’on était capable de passer la durée de cicatrisation de deux cents jours à cent jours, donc de faire gagner 100 jours de cicatrisation à un patient”

Selon les responsables du centre, “les plaies chroniques touchent plus de 700.000 personnes en France et plus de la moitié d’entre elles mettent plus de six mois à cicatriser”.

La principale difficulté pour Urgo sera de convaincre les autorités de santé du gain à la fois médical et économique de ses innovations.

Cette division a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 213 millions d’euros, soit près d’un tiers des ventes du groupe, numéro 3 européen dans les pansements et au 7e rang mondial.

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