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France/Gabon : Nicolas Sarkozy prié d'aller "chercher Ali Bongo"

France/Gabon : Nicolas Sarkozy prié d'aller "chercher Ali Bongo"

France

En une semaine, le candidat à la primaire de la droite française, Nicolas Sarkozy, s’est vu interpeller à deux reprises par des opposants au président gabonais qui infiltrent ses meetings. Les manifestants lui reprochent son soutien à Ali Bongo à la présidentielle de 2009.

Ce mercredi encore, ils étaient à Marcq-en-Baroeul, où l’ancien président français (2007-2012) tenait un meeting en début d’après-midi dans la cadre de la campagne pour la présidentielle de 2017.

Alors qu’il s’adressait à plus d’un millier de partisans, Nicolas Sarkozy a été perturbé dans son discours par un brouhaha provoqué par des étudiants issus du collectif “Lille refuse”, opposé à Ali Bongo Ondimba, réélu selon la Commission électorale gabonaise avec 49,80 % des suffrages contre 48,23 % pour son adversaire Jean Ping.

“Sarko, vient chercher Ali !”, scandaient-ils dans la salle. Un appel qui a été suivi dix secondes plus tard par une cinglante réponse du candidat des Républicains. “Ici c’est la France, c’est pas le Gabon. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !”, a-t-il répliqué, sous les hourras du public. Après quoi les invités surprises ont été expulsés de la salle par les membres de la sécurité.

Ici c'est la France, c'est pas le Gabon. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !

C’est la deuxième fois cette semaine que Nicolas Sarkozy est interpellé par des opposants d’Ali Bongo. Lundi soir, son discours à Franconville (Val-d’Oise) avait également été perturbé par un groupe de jeunes hostiles au président gabonais.

Ces derniers lui reprochent d’avoir aidé Ali Bongo à accéder au pouvoir en 2009, suite au décès de son père Omar Bongo qui a régné pendant 41 ans sur le Gabon.

La présidentielle de pays de l’Afrique central a été suivie de violentes manifestations contre les résultats proclamés par la Commission électorale. D’ici à vendredi, la Cour constitutionnelle devrait annoncer son verdict sur l’examen des recours déposés par Ali Bongo et son adversaire Jean Ping. Une décision qui tient en haleine le Gabon.

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