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Dialogue en RDC : l'église catholique suspend sa participation et exige que Kabila ne soit pas candidat

Dialogue en RDC : l'église catholique suspend sa participation et exige que Kabila ne soit pas candidat

République démocratique du Congo

La conférence épiscopale en République démocratique du Congo vient de suspendre sa participation au dialogue national voulu par le président Joseph Kabila.

L‘église catholique congolaise a justifié ce blocus par sa volonté de “faire le deuil” après les événements meurtriers de ces deux derniers jours dans le pays. “Les évêques ont été interpellés par le sang de nos frères et sœurs versés pour le respect de la Constitution… Par respect pour ces morts, les évêques ont choisi de suspendre leur participation au dialogue pour parvenir à un consensus plus large”, a écrit la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dans un communiqué.

Le collègue des évêques exige par ailleurs que soit “clairement établi et stipulé” dans l’accord politique devant être forgé à l’issue de ce forum, “que l’actuel président de la République ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle à organiser le plus tôt possible”.

Sur le dialogue national auquel elle avait déjà menacé de suspendre sa participation, l‘église catholique estime que ces violences sont “un message fort pour dire qu’une grande partie de la population ne se sent pas représentée dans le dialogue en cours”.

Début septembre, le clergé avait envisagé quitter le dialogue si jamais celui-ci se transformait en des tractations pour un “mandat déguisé” au profit du président Joseph Kabila.

A l’instar de l‘église catholique, les réactions se sont multipliées de par le monde depuis le début de violences qui ont fait 17 morts selon les autorités, 50 selon l’opposition et 37 selon un dernier bilan donné par Human Rights Watch.

Les États-Unis et l’Union européenne ont menacé de soumettre les autorités congolaises à des sanctions pour violences et répression des civils, tandis que Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU a exigé de l’opposition et du gouvernement plus de retenue pour la sécurité des civils.

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