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Zimbabwe : l'opposition appelle à des manifestations malgré l'interdiction de la police

Zimbabwe : l'opposition appelle à des manifestations malgré l'interdiction de la police

Zimbabwe

Un décret, publié vendredi dans le quotidien d‘État, The Herald, et signé par le grand patron de la police zimbabwéenne, Newbert Saunyama, a prohibé tout rassemblement à Harare du 16 septembre au 15 octobre. Cette décision vise à “empêcher tout désordre public”.

Malgré les multiples interdictions du régime et le déploiement massif de la police anti-émeute, l’opposition zimbabwéenne s’est donnée rendez-vous ce samedi dans les rues du pays pour exiger une fois de plus, de nouvelles réformes constitutionnelles, et la démission du président Robert Mugabe.

Au moins dix-huit partis d’opposition, réunis sous la bannière d’une Initiative nationale pour une réforme électorale (Nera), exigent l’adoption de ces réformes avant les élections générales de 2018.

Silvano Mudzvova est un membre du Tajamuka, un groupe de protestation anti-Mugabe. L’acteur est actuellement hospitalisé pour coups et blessures lors d’une récente manifestation.

“En tant que mouvement, nous, Tajamuka, nous croyons avoir un avenir prometteur parce que nous sommes jeunes, la plupart d’entre nous sont jeunes alors c’est la seule manière de déterminer notre avenir et l’avenir des enfants que nous allons avoir, donc on ne peut pas freiner, il faut poursuivre la lutter pour que Mugabe et Zanu PF s’en aille”, a déclaré l’activiste.
La fronde porte ses soupçons sur le parti au pouvoir.

“Nous soupçonnons des membres de la Zanu-PF” d‘être derrière cette attaque, a ajouté M. Ngadziore. “Le régime a davantage recours à la violence contre les opposants, mais cela ne nous arrêtera pas”, a affirmé un membre de Tajamuka, Denford Ngadziore.

Plusieurs autres responsables (dont Promise Mkwananzi à la tête du mouvement Tajamuka) des manifestations-anti Mugabe ont également été libérés, la plupart sous caution et assignés à résidence.

La semaine dernière, le président Mugabe mettait en garde les manifestants et promettait une répression contre ceux qui venaient à être jugés coupables de chaos.

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