Maroc
La mémoire de la jeune victime Khadija Essouidi se voit ainsi laver. Elle qui s‘était donnée la mort après avoir appris la mise en liberté conditionnelle de ses six agresseurs.
L’association “Touche pas à mon enfant” vient d’obtenir la première condamnation dans l’affaire du viol d’une mineure, Khadija Essouidi. Ce mercredi, la Cour pénale de Marrakech a condamné à 20 ans de prison ferme un des six agresseurs de la victime pour détournement et viol de mineur et pour violences en réunion.
Le cas qui était jusque-là traité au tribunal de Ben Guerir (centre), a été transféré à la Cour pénale de Marrakech sur demande de cette association de défense des enfants, estimant que la juridiction de Marrakech était plus compétente pour traiter des crimes commis contre les mineurs. L’association qui s’est par ailleurs constituée en partie civile, a exigé que les autres accusés soient eux aussi jugés par la cour pénale de Marrakech.
La condamnation des six accusés serait alors le couronnement d’un long feuilleton qui a ému le Maroc. Violée par six hommes, la jeune victime Khadija Essouidi, 17 ans, avait vu ses bourreaux bénéficier d’une liberté conditionnelle ordonnée par le tribunal de Ben Guerir. Une fois libres, les accusés s‘étaient empressés de menacer leur victime de diffuser sur internet la scène du viol qu’ils avaient pris soin de filmer avec leurs téléphones portables. Le 31 juillet, la jeune fille se faisait immoler dans les rues de Ben Guerir, avant de décéder plus tard dans un hôpital de Marrakech. L’autopsie dévoilera qu’elle attendait un enfant.
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