Science
Une étude publiée ce lundi sur le site de la révue “BMC Public Health” alerte les médecins africains sur la prescription automatique de médicaments.
Dans la région Afrique, les médecins prescrivent trop de médicaments. Ils iraient au delà des limites établies par l’Organisation mondiale de la Santé, affirme un groupe de chercheurs dans une étude publiée sur le site de la révue “BMC Public Health”.
L‘étude fait savoir que de nombreux patients sont soumis à des traitements sous antibiotiques sans être correctement consultés au préalable. “Nous sommes inquiets d’avoir trouvé un nombre très élevé de prescriptions d’antibiotiques. Près de la moitié des consultations des patients se solde par la prescription d’antibiotiques, ce qui n’est pas approprié pour beaucoup de cas”, affirme le professeur Allison Pollock, de l’Université de Londres, qui fait partie des auteurs de l‘étude.
La conséquence de cette prescription automatique de médicaments seraient, selon le groupe d‘étude, la manifestation de réactions indésirables, et pis encore l’augmentation des risque de maladies ayant une grande résistance aux antibiotiques.
Au delà, cela augmente les risques liés à l’auto-médication. Dans bien de pays africains, des populations se constituent une “pharmacie” sur la base des médicaments qui leur ont été prescrits dans le passé ou sur la base du bouche à oreille.
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