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Ouverture du procès du massacre de Beni (RDC)

Ouverture du procès du massacre de Beni (RDC)

République démocratique du Congo

Début du procès en République démocratique du Congo par un tribunal militaire du massacre de Beni. Environ 215 membres d’un groupe armé accusé d’avoir tué des civils à Beni, ville située dans le nord-est du pays, sont à la barre.

Six suspects de différentes nationalités, affiliés au groupes rebelle ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) ont été accusés samedi d’avoir participé aux meurtres de 51 personnes dans la région, dans la nuit du 13 au 14 août derniers. Les suspects ont été arrêtés dans la localité d’Oïcha, chef lieu du territoire de Beni et ont reconnu être “au service du mouvement des Forces démocratiques alliées”.

Au cours de cette première audience publique, les six suspects ont également été inculpés de “participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre l’humanité par meurtre et terrorisme”. Le verdict de ce procès, présidé par le colonel Esosa, sera sans appel.

“Six accusés, dont deux Ougandais, un Tanzanien et trois Congolais” ont été présentés devant ce tribunal militaire d’exception dans la ville de Beni, siégeant “en premier et dernier ressort”, a fait savoir le colonel Jean-Paulin Esosa, président de la Cour opérationnelle du Nord-Kivu (Est de la RDC).

Des centaines d’habitants de Beni ont assisté à cette audience, la première du genre. Elle a duré plus de trois heures et s’est tenue sur la voie publique, en face de la mairie.

La ville et le territoire de Beni sont endeuillés depuis octobre 2014 par une série de massacres d’une sauvagerie inouïe, ayant coûté la vie à plus de 700 civils, selon l’ONU.

Les récentes tueries de civils, souvent massacrés dans leur sommeil à l’arme blanche, ont fait 51 morts (bilan de la société civile de Beni) dans la nuit du 13 au 14 août. Elles ont été perpétrées dans les quartiers nord de Beni, à la lisière du parc national des Virunga. Cet endroit est le repaire des tristement célèbres rebelles musulmans ougandais des ADF. De leur côté, les autorités congolaises parlent de 42 morts. Bilan contredit par l’ONU, qui parle “d’au moins 50 civils tués”.

L’armée congolaise serait elle aussi impliquée dans les massacres de civils

Les ADF, opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis maintenant 30 ans, se sont basés dans l’Est de la RDC en 1995. Les rebelles ougandais ne seraient pas les seuls responsables des massacres de civils dans la région.

En effet, selon un rapport du Groupe d‘étude sur le Congo de l’Université de New-York, des soldats de l’armée congolaise participent eux-aussi à cette boucherie humaine qui dure depuis bientôt deux ans. Eve Kahambu, rescapée du récent massacre, a souhaité que des “sanctions sévères” soient infligées à ceux qu’elle a qualifiés d’ “assassins”.

Les accusés risquent la peine de mort. Celle-ci est systématiquement commuée en peine de prison à vie, en RDC. Le procès du massacre de Beni a été ajourné jusqu‘à lundi prochain.

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