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Afrique du Sud : quatre ans après le drame de Marikana

Afrique du Sud : quatre ans après le drame de Marikana

Afrique du Sud

Très peu de choses semblent avoir changé quatre ans après le drame de Marikana en Afrique du Sud où environ 34 travailleurs du géant minier Lonmin avaient été tués.

Ces mineurs avaient trouvé la mort dans des tirs de la police, alors qu’ils manifestaient pour la revalorisation de leur salaire.

Malgré une augmentation de 7 à 8 pour-cent après le drame, nombre d’entre eux se plaignent toujours de leurs mauvaises conditions de vie.

Nous sommes affamés et acceptons nos conditions de travail

Le salaire minimum de 840 euros réclamé en 2012 ne couvre plus les besoins vu l’inflation générale et la dépréciation du rand ont affirmé certains mineurs.

Et la crainte d‘être licencié a poussé plusieurs d’entre eux à s’accommoder de la situation.

“Je ne veux plus de grève. Nous sommes affamés et acceptons nos conditions de travail “, a déclaré Mohlaudi Mohlaudi, un mineur.

La chute des prix des matières premières, en particulier le platine a conduit d’importantes sociétés minières à licencier des travailleurs.

Un chercheur de la fondation Benchmark David van Wyk affirme que la tension reste palpable dans le secteur et pourrait conduire à une nouvelle grève.

“Les problèmes qui peuvent conduire à des conflits autour de l’exploitation minière dans ce pays sont immenses. Et à moins que le gouvernement et l’industrie deviennent sérieux sur leur traitement, il n’y aura pas de stabilité dans cette industrie. Il est seulement question de temps avant que n‘éclate une nouvelle crise”, a-t-il dit.

Un membre du parti pour la liberté économique, très populaire dans la région de Marikana, a déclaré que les conditions des mineurs sont pires qu’avant le drame.

Les mineurs se plaignent de leurs conditions d’hébergement.
Alors que dans une lettre à Amnesty International Lonmin affirme que 6,7 millions d’euros ont été dégagés pour construire les maisons de près de 13.500 d’entre eux.

Un rapport d’Amnesty publié lundi accuse toutefois le géant du platine de ne pas avoir construit suffisamment de maisons déscentes pour ses travailleurs ces quatre dernières années.

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