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Le Soudan du Sud s'oppose à l'envoi de troupes supplémentaires à Juba, voté par l'ONU ce vendredi

Le Soudan du Sud s'oppose à l'envoi de troupes supplémentaires à Juba, voté par l'ONU ce vendredi

Sud-Soudan

Quelque temps après le vote du Conseil de sécurité de l’ONU relatif à l’envoi de 4 000 Casques bleus supplémentaires au Soudan du Sud, le gouvernement sud-soudanais a manifesté sa ferme opposition.

Le Soudan du Sud n’acceptera pas le déploiement de Casques bleus supplémentaires sur son sol et n’entend coopérer avec les Nations unies sur cette décision. La clarification a été faite par le porte-parole du président sud-soudanais Salva Kiir, peu de temps après que les Nations ont annoncé la nouvelle.

“Cela est très regrettable et nous n’allons pas coopérer à ce sujet car nous ne permettrons pas que notre pays soit dirigé par les Nations unies”, a déclaré Ateny Wek Ateny sans omettre de préciser que “toute force appelé Force de protection de Juba ne sera pas acceptée”.

Les États-Unis avaient présenté une proposition relative à la mise en place de la force de protection pour assurer la sécurité dans la capitale et décourager les éventuelles attaques contre les bases des Nations unies.

Bien entendu, les Nations unies étaient conscientes des réticences de Juba sur la question, qui s’est toujours opposé à l’augmentation des forces extérieures sur son sol, au nom de sa souveraineté.

Mais la menace de l’embargo sur les armes contenue dans cette résolution apparaissait comme le cheval gagnant pour faire changer d’avis les autorités sud-soudanaises.

Ce renforcement des troupes a été motivé par les combats qui ont opposé les troupes de Salva Kiir à celles de Riek Machar, début juillet, faisant au moins 300 morts et plus de 700 réfugiés.

Mettant en péril l’accord de paix signé en août 2015 pour mettre fin à la guerre civile débutée en 2013 dans ce plus jeune État de monde.

La paix reste fragile dans ce pays, surtout avec le départ de la capitale et l‘éviction de Riek Machar de son poste de vice-président.

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