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Le gouvernement sud-soudanais ne veut pas de Casques bleus supplémentaires

Le gouvernement sud-soudanais ne veut pas de Casques bleus supplémentaires

Sud-Soudan

Dans un communiqué, le ministre sud-soudanais de l’Information a contesté une résolution des États-Unis présenté au Conseil de sécurité de l’ONU et prévoyant l’envoi de 4000 Casques bleus supplémentaires dans le pays.

Pour le gouvernement sud-soudanais, le quiproquo mérite d‘être éclairci. Certes il a donné son accord de principe pour le déploiement d’une force au Soudan du Sud, mais jamais, il n’a fait cas d’une force d’intervention qui plus est, doit être sous l’autorité de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss). Cette clarification a été faite par le ministre sud-soudanais de l’Information, Michael Makuei Lueth, au cours d’une conférence de presse ce mercredi.

La sortie de Michael Makuei Lueth est une réponse à une résolution des États-Unis présentée au Conseil de sécurité de l’ONU et qui prévoit le déploiement de 4 000 Casques bleus supplémentaires au Soudan du Sud, alors que 12 000 y sont déjà. Cette force serait autorisée à “utiliser tous les moyens nécessaires” pour assurer la sécurité à Juba et dissuader les attaques contre les bases de l’ONU.

La résolution contient également un “embargo sur les armes du gouvernement sud-soudanais” si le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon signalait des “obstacles” au déploiement des troupes.

Des points discutables selon le gouvernement sud-soudanais. Il s’insurge en effet contre une résolution qui “sape de façon sérieuse la souveraineté de la République du Soudan du Sud en tant que membre des Nations unies” et qui “transforme le Soudan du Sud en un protectorat”.

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Juba estime que son accord de principe pour l’envoi d’une troupe au Soudan du Sud, donné vendredi à l’issue d’un sommet extraordinaire des chefs d‘État de l’Afrique de l’Est est mal interprété. Le camp du président Salva Kiir martèle qu’il autorise plutôt une force censée protéger les déplacés internes, les agences humanitaires et l’organe chargé de veiller sur l’accord de paix de 2015, et non une force d’intervention comme le veulent les États-Unis.

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Les performances des Casques bleus lors de combats au Soudan du Sud ne plaident pas non plus en faveur des États-Unis. La Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a été très critiquée pour ne pas avoir protégé des dizaines de milliers de civils réfugiés dans ses bases.

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