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Le Burundi ne veut pas de policiers onusiens sur son sol

Le Burundi ne veut pas de policiers onusiens sur son sol

Burundi

Bujumbura s’oppose ainsi à la disposition 2303 du Conseil de sécurité de l’ONU qui prévoyait le déploiement progressif de 228 policiers onusiens au Burundi pour tenter d’y ramener le calme et de faire respecter les droits de l’Homme.

Le Burundi et les Nations unies ne sont pas sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’envoi de 228 policiers de l’ONU dans le pays. Bujumbura a exprimé un refus catégorique à la décision de l’ONU entérinée le 29 juillet dernier par un vote du Conseil de sécurité.

Dans un communiqué formulé en dix-huit points, le gouvernement burundais s’offusque de ne pas avoir été impliqué dans la prise de décision et s‘étonne que la résolution ait été adoptée dans la “précipitation”.

Par ailleurs, alors que l’ONU entend par cette résolution ramener le calme au Burundi et y faire respecter les droits de l’Homme, les autorités burundaises font valoir les compétences de leurs forces de sécurité. Elles estiment que ces dernières “maîtrisent parfaitement la situation”. Pour Bujumbura, l’envoi d’une force sur son territoire ne fera que “préparer la base arrière des éléments terroristes actuellement mis en déroute”.

La France et le Rwanda au banc des accusés

Ce communiqué fait office de première déclaration officielle du gouvernement burundais depuis le vote de la résolution 2303.

Au lendemain de son annonce, soit le 30 juillet dernier, une manifestation avait réuni près d’un millier de personnes dans les rues de la capitale Bujumbura. D’une seule voix, les manifestants parmi lesquels de hauts cadres du parti au pouvoir (CNDD-FDD) et de l’administration, avaient dit “non” à la décision de l’ONU.

L’itinéraire de la manifestation avait notamment été marqué par des arrêts devant les ambassades de France et du Rwanda, les adversaires du moment du Burundi.

Les autorités burundaises accusent en effet la France, à l’origine de la résolution, et le Rwanda – d’où sont lancées, selon elles, “les entreprises déstabilisatrices de groupes terroristes” – de manigances contre le pays.

“Il est hors de question que le Burundi accepte de payer les frais de la réconciliation entre ces deux pays par le sacrifice de sa population”, déclare à ce propos le gouvernement burundais.

La situation socio-politique au Burundi reste précaire depuis la grave crise émaillée de violences (500 morts) déclenchée en avril 2015 par la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat. Réélu en juillet 2015, le président burundais s’est toujours opposé au déploiement d’une force sur son territoire, que ce soit celle de l’Union africaine ou celle des Nations unies.

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