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RDC : l'opposition clarifie ses positions - le dialogue remis en cause

RDC : l'opposition clarifie ses positions - le dialogue remis en cause

République démocratique du Congo

Le meeting tenu par l’opposition ce dimanche a permis d‘élucider son opinion sur la situation politique en République démocratique du Congo. La tenue effective de la présidentielle dans les termes constitutionnels, la cessation des poursuites judiciaires contre Katumbi, le départ de Kabila avant fin 2016 et un “dialogue politique inclusif sans Kabila” figurent sur la liste de ses exigences.

Kinshasa a favorablement répondu à l’appel de l’opposition. Dimanche, des dizaines de milliers de personnes se sont ruées au stade des Martyrs de la capitale congolaise pour le premier meeting post-retour d’Etienne Tshisekedi, le leader de l’opposition congolaise rentré en RDC le mercredi dernier après deux ans d’absence pour des raisons sanitaires.

Si ce rassemblement est une nouvelle démonstration de force de l’opposition après l’accueil délirant qu’a reçu Tshisekedi à son arrivée, il a cependant permis d’avoir une idée précise des attentes de l’opposant et de ses alliés.

Une présidentielle avant la fin de l’année

Sur le podium du stade des Martyrs, Etienne Tshisekedi n’y est pas allé de main morte. Il a exigé la convocation du corps électoral le 19 septembre, un préalable à la tenue de l‘élection présidentielle d’ici la fin de l’année. D’ailleurs, il qualifie cette date de “première ligne rouge à ne pas franchir”. Pour lui, si cette étape n’est pas respectée, cela sera considéré comme une “haute trahison” du chef de l‘État Joseph Kabila “qui endosse la responsabilité du malheur des Congolais”.

Le 20 décembre, “la maison doit être libre”

L’opposant de 83 ans a réaffirmé aussi la volonté de l’opposition de voir Joseph Kabila quitter ses fonctions de président au plus tard le 20 décembre, comme le veut la Constitution. Le 20 décembre, “la maison doit être libre”, a affirmé Tshisekedi, exprimant ainsi son désaveu à la décision de la Cour constitutionnelle autorisant Joseph Kabila à rester en fonction si la présidentielle n’avait pas lieu cette année.

Le dialogue politique, oui, mais…

Autre sujet tout aussi brûlant évoqué par M. Tshisekedi : la tenue du dialogue national. Au départ boudé par la coalition de l’opposition, le dialogue est désormais accepté mais sous plusieurs conditions. L’une d’elles est bien sûr la libération des prisonniers politiques et d’opinion. L’opposant fait aussi cas d’un dialogue national sans Kabila. “En tout état de cause, le 20 décembre 2016 (…) nous dirons tous au revoir à M. Kabila et nous inaugurerons une nouvelle ère, telle que nous la déciderons au cours d’un vrai dialogue politique inclusif sans Kabila”, a lancé M. Tshisekedi, récusant une nouvelle fois – tout au long du meeting – le facilitateur du dialogue, l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo. Ce dernier est accusé de prendre parti pour le président Joseph Kabila.

L’arrêt des procédures judiciaires contre les leaders de l’opposition

L’arrêt des procédures judiciaires contre Moïse Katumbi et Martin Fayulu, chef d’un petit parti d’opposition fait partie aussi du panel des revendications des adversaires de Joseph Kabila. Tshisekedi a appelé à la “la cessation des procédures arbitraires judiciaires (…) à l’encontre des leaders de l’opposition, comme c’est le cas de Moïse Katumbi et Martin Fayulu”. Moïse Katumbi qui fait figure de favori à la prochaine présidentielle et condamné en juin dernier à trois ans de prison dans une affaire de spoliation d’immeuble a réagi à la sortie de son allié politique. Il a dénoncé “une justice instrumentalisée” qui l’a condamné “pour des crimes [qu’il] n’a pas commis”. Dans le même communiqué, ce dernier a affirmé avoir voulu participer au meeting, mais il en a été “empêché”, le gouvernement n’ayant pas autorisé “le survol et l’atterrissage” de son avion.

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