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Le gouvernement tunisien sur la sellette

Le gouvernement tunisien sur la sellette

Tunisie

Le sort du gouvernement tunisien entre les mains du Parlement en planière ce samedi pour un vote de confiance.

Après un bras de fer de plusieurs semaines avec la présidence, le sort du gouvernement tunisien se décide ce samedi au Parlement. Les représentants du peuple sont en plénière pour un vote de confiance sur l‘équipe de Habib Essid, dont le départ semble inéluctable. Mais, le chef du gouvernement se dit moins préoccupé par le résultat du vote que par le sens de son combat.

« Aujourd’hui, je ne suis pas venu pour avoir les 109 (voix) pour rester. Je suis venu pour exposer les choses devant le peuple et les députés de l’Assemblée des Représentants du peuple. Et lui donner son aspect constitutionnel. Pour que cela soit une expérience pour la Tunisie et que la Tunisie soit toujours en avance sur ce terrain », a dit le Premier ministre Habib Essid devant le Parlement.

Aujourd’hui, je ne suis pas venu pour avoir les 109 (voix) pour rester. Je suis venu pour exposer les choses devant le peuple et les députés de l’Assemblée des Représentants du peuple. Et lui donner son aspect constitutionnel.

La crise au sommet de l‘État tunisien a été déclenchée par la proposition, le 2 juin 2016, d’un gouvernement d’union par le président Beji Caïd Essebsi, en raison, dit-il, du mauvais bilan de l’actuel gouvernement. Une initiative qui a surpris tout le monde, le chef du gouvernement en premier. « J’ai dit au Président que cette initiative arrivait dans une période difficile. Nous sommes dans une période difficile et j’ai cité, tout à l’heure, quelques données. La continuité et la préparation de l’initiative… On ne peut pas lancer une initiative et après préparer le programme. Tout doit être préparé dès le début », soutient M. Essid.

Souvent critiqué pour son manque d’autorité et de charisme, Habib Essid avait d’abord acception de démissionner avant de faire volte-face, préférant remettre son sort entre les mains du Parlement. « Je ne suis pas le soldat qui fuit le champ de bataille », avait-il alors expliqué pour justifier sa décision. Le vote des députés, ce samedi, pourrait donc être l‘épilogue d’une longue crise qui, aux yeux de certains Tunisiens, n’a que trop duré.

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