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Burundi : protestation devant l'ambassade de France

Burundi : protestation devant l'ambassade de France

Burundi

Samedi près d’un millier de Burundais ont manifesté devant l’ambassade de France à Bujumbura pour protester contre l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une résolution proposée par la France qui prévoit le déploiement de 228 policiers dans le pays, ont rapporté les médias locaux.

La marche s’est déroulée sous escorte de nombreux policiers. Les manifestants sont partis de la place de l’indépendance, au centre-ville, puis se sont dirigés vers l’ambassade de France.

Un sit-in de plusieurs minutes a été organisé, des slogans hostiles à la France et au déploiement de la future force de police prévue par la résolution de l’ONU ont été entendus.

« Le peuple burundais dit non à la résolution 2303 de l’ONU’‘, était écrit sur l’une des pancartes brandies par des manifestants, selon des photos publiées par les médias burundais.

«  La France a besoin de Casques bleus pour sa sécurité. Plus de 100 personnes tuées à Nice », pouvait-on lire sur une autre pancarte, toujours selon des photos publiées par les médias burundais.

«  La France veut envoyer des hommes armés au Burundi pour commettre un génocide comme au Rwanda en 1994 », accusait une troisième.

Interrogé depuis Nairobi par l’AFP, l’ambassadeur de France, Gerrit van Rossum a dit :  «  C‘était bon enfant, il n’y a eu aucun problème », indiquant que la manifestation s’est déroulée dans le calme.

«  Il y a une incompréhension profonde sur le rôle de la France au Conseil de sécurité. Mais ça n’a aucun lien avec les relations bilatérales. Et puis cette résolution est bonne pour le Burundi », a ajouté l’ambassadeur.

Les manifestants ont également défilé devant l’ambassade du Rwanda, pays que Bujumbura accuse d’entraîner des rebelles burundais, pour lui témoigner leur hostilité.

Le conseil de sécurité a voté vendredi une résolution proposée par la France et prévoyant le déploiement progressif de 228 policiers de l’ONU au Burundi, ‘‘pour une période initiale d’un an’‘.
Cependant, le gouvernement burundais n’a pour l’instant accepté d’accueillir que 50 policiers.

Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature pour un troisième mandat, avant d‘être réélu en juillet. Les violences ont déjà fait 500 morts et poussé plus de 270.000 personnes à quitter le pays.

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