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Kenya : environ 113 écoles secondaires incendiées

Kenya : environ 113 écoles secondaires incendiées

Kenya

Depuis 3 mois, le Kenya subit un phénomène d’incendies volontaires dans ses écoles. Environ 113 écoles secondaires sont ainsi parties en fumée dans le système éducatif du pays le plus développé d’Afrique de l’Est.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, cinq écoles ont été incendiées. Pour le moment, aucun criminel n’a encore été pris en flagrant délit, mais les autorités penchent pour des :  « Représailles d’un cartel associé au juteux trafic de sujets d’examens, grogne face à la modification du calendrier scolaire, fronde contre les méthodes autoritaires du ministre de l’Education. », indique l’AFP.

Cependant 150 élèves et dix enseignants ont été arrêtées et inculpés d’incendie criminel ces trois derniers mois.

« Les incendies touchent majoritairement les dortoirs et semblent bien préparés dans la mesure où jusqu‘à présent, les élèves n’ont jamais été pris au piège par le feu, ce qui signifie qu’ils avaient vidé les lieux bien en avance, en sachant ce qui allait se passer », écrit dans un rapport confidentiel de la police et du ministère de l’Education dont l’AFP a eu connaissance.

Même si le gouvernement soutient que ce phénomène est dû aux mesures drastiques récentes prises pour éliminer la triche aux examens, plusieurs parents d‘élèves ont retiré leurs élèves de certaines écoles pour d’autres écoles qu’ils jugent plus en sécurité. 

A cause de la tricherie lors des examens, le ministère de l’Education avait démantelé en mars 2015 le conseil national en charge de l’organisation des examens dont plusieurs ex-responsables ont été inculpés, soupçonnés d’avoir organisé des fuites massives de sujets d’examens moyennant finances.

Dans l’optique de réduire la vague de tricherie dans le système éducatif, le ministre kényan de l’Education a entrepris un certain nombre de mesures qui auraient froissé plusieurs susceptibilités. Notamment, le changement de calendrier scolaire (qui réduit de facto la durée des vacances), la gestion des fonds publics alloués aux fournitures scolaires, et surtout ses nombreuses visites surprises dans des écoles, prenant à partie des professeurs, qui interprété cela comme une ‘‘humiliation’‘.

Pour le quotidien Daily Nation, dans un éditorial : «  Un système éducatif où les étudiants incendient les dortoirs et détruisent des écoles chaque jour équivaut à une sérieuse mise en cause de l’esprit collectif de la nation. C’est une honte et cela constitue le reflet d’une société qui s’est détraquée ».

Dans plusieurs établissements du pays, les élèves en dernière année ont récemment refusé de prendre part aux examens blancs, prétextant qu’ils ont eu des retards dans les cours à cause d’une grève des enseignants en octobre 2015. Et donc souhaiteraient un report des examens.

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