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RDC : l'ONU appelle à nouveau à plus de respect des droits de l'Homme

RDC : l'ONU appelle à nouveau à plus de respect des droits de l'Homme

Conseil de Sécurité

Au terme d’une mission de quatre jours en République démocratique du Congo (RDC), le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a salué les efforts du pays pour renforcer les droits de l’Homme, mais a averti que certains de ces progrès pourraient être menacés, en particulier la répression contre les partis de l’opposition avant les élections à venir.

Zeid Ra’ad Al Hussein a appelé à la libération des personnes qu’il considère comme des prisonniers politiques en République démocratique du Congo, pendant que le gouvernement lutte contre la dissidence avant la période électorale controversée, ajoutant qu’il soumettrait au gouvernement dans les prochains jours une liste des personnes qui selon lui, devraient être libérées immédiatement.

“ Je ne peux qu‘être satisfait lorsque ces engagements se concrétisent. Tout d’abord, je constate un engagement à intensifier notre collaboration sur la question des droits de l’homme. À cet égard, je présenterai une liste de ces personnes détenues, qui selon nous, devraient être libérées immédiatement. On m’a dit qu’il y aura maintenant un transfert rapide des détenus des cellules de détention des services de renseignements vers des centres de détention ordinaires où les magistrats civils prendront statueront sur leurs cas. Je suivrai attentivement cette évolution. J’ai également bon espoir que nous aurons un accès complet et sans entrave aux cellules de l’ANR,” a-t-il déclaré.

Le haut-commissaire a refusé de se prononcer sur le nombre de personnes sur cette liste ou leur identité, mais a ajouté qu’il envisagerait de rendre les noms publics si le gouvernement n’agissait rapidement.

''Tout d'abord, je constate un engagement à intensifier notre collaboration sur la question des droits de l'homme. À cet égard, je présenterai une liste de ces personnes détenues, qui selon nous, devraient être libérées immédiatement.''

Le porte-parole du gouvernement et le ministre de la Justice ne sont pas immédiatement disponibles pour commenter, mais ont démenti la détention de prisonniers politiques au Congo.

Les tensions politiques restent vives au Congo avant l‘élection présidentielle prévue en novembre.

Le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, devrait, selon la constitution, démissionner cette année, mais selon le gouvernement, des contraintes logistiques et budgétaires font qu’il est irréaliste de tenir les élections à temps.

Les opposants de Kabila l’accusent de bloquer volontairement l‘élection, afin de se maintenir au pouvoir, mais Kabila a déclaré à plusieurs reprises que les retards étaient dus à des difficultés financières et logistiques.

“Je ne crois pas que les élections auront vraiment lieu en novembre, à moins qu’il y ait un apport considérable de la communauté internationale pour essayer d’aider le gouvernement et essayer de trouver un mécanisme plus ou moins rapide pour qu’on puisse organiser les élections. Mais techniquement parlant, c’est quasiment impossible,” a déclaré Oscar Tshibala un résident de Kinshasa.

“Ici chez nous, au Congo, l’environnement est négatif. Lorsque l’opposition veut organiser une marche, il faut qu’elle se fasse dans la discipline, avec des paroles saines, parce qu’après tout, être dans l’opposition ne fait pas moins de vous un Congolais. L’opposition n’a jamais su reconnaitre que la majorité pouvait faire de bonnes choses ou l’inverse, quelqu’un de la majorité, féliciter celui qui est dans l’opposition. Ils empoisonnent donc l’environnement tous les deux, “ a déclaré Freddy Bonganga, un autre résident de Kinshasa.

Dans un rapport paru en décembre dernier, le bureau des droits de l’homme au Congo a déclaré que des dizaines de dirigeants de l’opposition, des militants pro-démocratie et des défenseurs des droits de l’homme auraient été arbitrairement arrêtés pour des raisons politiques.

Les experts de l’ONU ont averti que les retards dans la tenue des élections pourraient conduire à une instabilité généralisée dans un pays où des millions de personnes sont mortes dans les guerres régionales de 1996-2003.