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Gambie : le chef de l'opposition et ses 17 co-accusés condamnés à trois ans de prison

Gambie : le chef de l'opposition et ses 17 co-accusés condamnés à trois ans de prison

Gambie

En Gambie, le chef du parti principal d’opposition, Ousainou Darboe, avec 17 co-accusés ont été condamnés mercredi à trois ans de prison ferme pour plusieurs chefs d’inculpation, a annoncé le tribunal chargé de l’affaire. On leur reproche d’avoir manifesté « illégalement ».

M. Darboe, chef du parti démocratique uni (UDP) en compagnie de ses camarades ont comparu devant la Haute cour de Banjul. Parmi les accusés, un homme a été acquitté, tous étaient visés par les mêmes chefs d’inculpations. Ils avaient plaidé non coupable.

En avril, lors de leur arrestation, ils manifestaient pour réclamer des réformes politiques, mais aussi pour faire entendre leur colère quant au décès en détention d’un responsable de l’UDP.

Les membres de familles et sympathisants de l’opposition des prévenus ont fondu en larmes quand le juge a prononcé la sentence : «  Je vous déclare coupable de tous les chefs d’accusation à l’exception d’un seul, celui d’incitation à la violence qui a été abandonné ».

Si ces condamnations sont mal appréciées dans l’opposition gambienne, le cas de Fanta Darboe Jawara, 45 ans, une Gambienne naturalisée américaine, qui habite dans le Maryland, est aberrant. Selon ses proches, elle a été arrêtée alors qu’elle attendait un taxi après la manifestation.

Tous les coupables ont été reconduits sous escorte à la prison principale de Banjul.

Après l’annonce du verdict, l’organisation Amnesty International a demandé la libération « immédiate et inconditionnelle », dans un message électronique envoyé à l’AFP à Dakar.

L’opposition voit dans cette condamnation un acte d’intimidation, car le pays ira à l‘élection présidentielle le 1er décembre, un scrutin à tour unique auquel le président sortant Yahya Jammeh est candidat.

Son régime est accusé par des ONG et le département d’Etat américain de disparitions forcées et de harcèlement de la presse et des défenseurs des droits humains, accusations qu’il rejette

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