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UA : la question de l'autofinancement

UA : la question de l'autofinancement

Rwanda

La décision prise par l’Union africaine d’autofinancer ses opérations a été accueillie avec des réserves par certains analystes.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats-membres de l’UA, présents au 27e sommet annuel de l’Union à Kigali au Rwanda dimanche, ont exprimé leur engagement à financer intégralement les opérations de l’UA.

Claver Gatete, ex-ambassadeur rwandais et actuel ministre des Finances et de la planification économique de son pays : “les chefs d’Etat de l’Union africaine ont pris une décision et ont donné des instructions. Ils ont décidé que les Africains, les pays des membres, devraient financer à 100 % les activités opérationnelles de la Commission de l’Union africaine.”

Je pense que ma seule préoccupation est vraiment pour l'UA d'annoncer que ce sera le cas en 2017. Ça me semble vraiment très ambitieux.

La Commission européenne, la Banque mondiale, les pays développés et d’autres partenaires, ont été jusque-là les principaux bailleurs de fonds de l’UA. Suite à la nouvelle décision, les Etats-membres seront désormais tenus de payer une redevance de 0,2 % sur toutes les importations pour aider à amasser des fonds pour l’UA.

Mais la période donnée pour la mise en œuvre de cette initiative est perçue comme improbable

Lisel Louw Vandran, journaliste et analyste : “je pense que ma seule préoccupation est vraiment pour l’UA d’annoncer que ce sera le cas en 2017. Ça me semble vraiment très ambitieux. Vous vous souvenez peut-être que l’UA avait également, il ya quelques années, décidé qu’il y aurait une zone de libre-échange intra-continental en 2017. Des dirigeants comme l’ancien Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, avaient dit que c‘était irréaliste. Il me semble que cela est une bonne idée, mais elle est aussi un peu trop ambitieuse probablement pour 2017. “

Avec le commerce intra-africain essentiellement limité au secteur informel, l’on ne sait pas encore si les marchandises de ce secteur permettront le soulèvement de capitaux. A ce propos, il est prévu quelque 1,2 milliards de dollars comme investissement.

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