Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

La situation au Soudan du Sud au centre du sommet de l'UA à Kigali

La situation au Soudan du Sud au centre du sommet de l'UA à Kigali

Rwanda

Les chefs d‘État et de gouvernement qui se retrouvent dès dimanche dans la capitale rwandaise vont accueillir Ban Ki-moon qui milite pour le déploiement de plus de Casques bleus dans le jeune État.

Les récents affrontements entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles de son vice-président ont affiné le menu des discussions du 27e sommet de l’Union africaine qui doit s’ouvrir le 17 juillet prochain à Kigali, au Rwanda. Le ton a été donné par la présidente de la Commission de l’UA Nkosazana Dlamini-Zuma mercredi dernier. “Ce qui se passe au Soudan du Sud est totalement inacceptable”, s’est emportée la Sud-Africaine.

Même si les dirigeants sud-soudanais, Salva Kiir en premier, se sont auto-imposé un cessez-le-feu, ils ne pourront sans doute pas échapper aux remontrances exaspérées des États-membres de l’organisation régionale. La récente flambée de violence qui a fait quelque 300 morts démontre, à en croire madame Dlamini-Zuma, que les responsables politiques à Juba n’ont pas pour priorité de “protéger” leur peuple des souffrances. Ils prennent au contraire le parti d’ en “être la cause”.

Le continent ne peut pas être un spectateur passif de la souffrance infligée aux enfants, aux femmes, hommes et jeunes africains du #SoudanduSud

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon qui doit également participer au sommet de Kigali ne devrait pas déroger à la règle moralisatrice ambiante. Mais il demandera aussi aux pays africains de se tenir prêts pour le renforcement des Forces de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss). Une demande qui a déjà été faite en début de semaine par le Conseil de sécurité.

Contradictions burundaises

La brutalité des combats à Juba et l’urgence humanitaire qui en est la cause immédiate – 36 000 déplacés environ – a pour conséquence directe de reléguer le dossier burundais au second plan. Quoiqu’il en soit, l’Union africaine doit trouver un consensus en interne pour faire avancer le dialogue politique entre le pouvoir de Pierre Nkurunziza et ses opposants les plus radicaux. La proximité géographique de Kigali du théâtre burundais augure une approche plus concrète alors que la Commission de l’Union africaine et l’assemblée des chefs d‘État se sont montrés incapables de parler d’une même voix face Bujumbura.

Voir plus