Egypte
Elle doit répondre d’accusations d’“homicide involontaire” et “blessure ayant entraîné la mort” en compagnie de trois autres personnes.
La justice égyptienne donne une suite au décès de la jeune Mayar Mohamed Moussa, 17 ans fin mai après une opération d’excision réalisée dans une clinique de la province de Suez. Le parquet a lancé des poursuites contre la mère de la victime, mais aussi contre le médecin, l’anesthésiste et une employée administrative.
Le quatuor devra principalement répondre d’accusations d’homicide involontaire en co-action.
La date du procès n’est pas encore connue. Reste que les débats devant la cour promettent d‘être une tribune géante pour les adversaires de l’excision en Égypte. Une pratique qui concerne 96,6 % des femmes dans le pays, toutes confessions religieuses confondues, selon l’ONG Equality Now ; mais qui est officiellement interdite depuis 2008.
Le procès de la mère de Mayar sera le deuxième du genre après celui de janvier 2015 où un médecin avait été condamné à deux ans et demi de prison pour avoir pratiqué une excision mortelle.
Les organisations de lutte contre la pratique espèrent toutefois que dans ce cas, la peine sera effectivement appliquée aux intéressés. La première condamnation n’a en réalité jamais été appliquée puisque le médecin reconnu coupable était en fuite au moment de l‘énoncé du verdict.
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