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Cameroun : pour Boko Haram, on bafoue les droits de l'homme

Cameroun : pour Boko Haram, on bafoue les droits de l'homme

Cameroun

Amnesty International décrie cette situation dans un rapport publié sur les droits de l’homme dans le pays ce 14 juillet. L’ONG invite le gouvernement camerounais à mettre en œuvre des mesures d’urgence pour prévenir les violations des droits humains dans le cadre de sa lutte contre Boko Haram.

Amnesty International, n’y vas pas du dos de la cuillière. Le Cameroun est un pays qui bafoue les droits de l’homme. Selon l’ONG, plus de 1 000 personnes détenues dans des conditions épouvantables. Plusieurs dizaines de personnes seraient mortes après avoir contracté des maladies. D’autres souffrent de malnutrition aigue. Les moins ‘‘chanceux’‘ sont torturés à souhait par les gardes pénitentiaires camerounaises.

La plupart des personnes concernées par cette barbarie ont été arbitrairement arrêtées pendant des opérations de répression menées contre Boko Haram par les forces de sécurité et les autorités camerounaises, d’après l’ONG.

Une centaine de personnes, dont plusieurs femmes ont été condamnées à mort par des tribunaux militaires.

Le moins qu’on puisse dire, le nom (Bonne cause, mauvais moyens : atteintes aux droits humains et à la justice dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au Cameroun) du rapport d’Amnesty International en dit long sur sa frustration face aux « violations des droits humains généralisées contre les civils dans la région de l’Extrême-Nord du pays ».

« En cherchant à protéger la population de la violence de Boko Haram, le Cameroun vise le bon objectif, mais en arrêtant arbitrairement des gens, en les torturant et en les soumettant à des disparitions forcées, il n’emploie pas les bons moyens pour parvenir à l’objectif visé », a expliqué Alioune Tine, directeur du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique centrale et de l’Ouest.

Les exemples sont légions quant au caractère expéditif et arbitraire des condamnations. A kossa, 32 hommes avaient été arrêtés en février, juste parce que le village était accusé de fournir de la nourriture aux membres de la secte islamiste. Par ailleurs, l’ONG, clame avoir recueilli des informations auprès de 29 personnes qui auraient été torturées par les forces de sécurité camerounaises entre novembre 2014 et octobre 2015.

L’organisation pointe du doigt le BIR (unité chargée de la lutte contre Boko Haram dans l’Extrême nord du Cameroun) qui aurait détenu des personnes au secret, dans les lieux de détentions illégaux à Salak, près de Maroua.

En outre, l’ONG accuse le pays d’organiser des procès militaires inéquitables qui débouchent la plupart du temps sur des peines capitales.

Amnesty International encourage le gouvernement camerounais à mettre en œuvre de toute urgence une série de mesures pour prévenir les violations des droits humains dans le cadre de sa lutte contre Boko Haram.

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