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Togo : des rencontres sur des réformes politiques pour rapprocher le pouvoir et l'opposition

Togo : des rencontres sur des réformes politiques pour rapprocher le pouvoir et l'opposition

Togo

Une série de rencontres portant sur les réformes institutionnelles ont été instituées par le Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) pour rapprocher le pouvoir en place et l’opposition au Togo.

Le pouvoir et l’opposition restent très divisés au Togo sur la question des ‘‘réformes politiques’‘. Des réformes qui se résument principalement, aux mandats présidentiels et aux élections dans le pays.

Après la révision de la quatrième constitution du Togo (après celles du 27 septembre 1992) par la loi n° 2002-029 du 31 décembre 2002, les partis politiques n’ont eu cesse d’accuser le président Faure Gnassingbé de violer la loi en vigueur dans le pays.

En 2006, un dialogue en ce sens avait été lancé par le président et qui devait aboutir à un consensus sur la nécessité de réformer la loi fondamentale et de réintroduire notamment une limitation à deux du nombre de mandats. – Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 suite au décès de son père feu le Général Gnassingbe Eyadema, il dirige le pays depuis 16 ans -.

''l'élection présidentielle à tout prix n'engage pas le Togo sur la voie de la réconciliation. Ceux qui s'accrochent au pouvoir n'ont plus leur place en Afrique''

Des promesses qui malheureusement – selon l’opposition – n’ont pas été respectées par le président : la présidentielle du 15 avril 2015 s‘était tenue dans le pays sans que cette réforme ne soit effective…

Un sujet qui aujourd’hui encore divise puisque cette réforme, n’a toujours pas été adoptée. – ce qui aura justifié l’absence lors des célébrations de la fête de l’indépendance en avril 2016, du principal opposant au président Jean Pierre Fabre comme son statut de chef de file de l’opposition l’y oblige -.

“Les conditions ne sont pas réunies pour que le chef de l’opposition prenne part à des manifestations officielles aux côtés des autorités togolaises dont les paroles et les actes manifestent quotidiennement une volonté de se maintenir au pouvoir par tous les moyens y compris la violence”, déclarait ce dernier cours d’une conférence de presse.

Les participants au nouveau dialogue

Des juristes, historiens et sociologues prennent part aux échanges qui permettront de “créer les conditions favorables à la formulation et à la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles au Togo”.

La réflexion menée à partir de ce lundi va servir à “rapprocher les positions des uns et des autres sur la question des réformes institutionnelles”,selon Awa Nana Daboya, présidente du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN).

L’ANC l’Alliance nationale pour le changement, principal parti de l’opposition et plusieurs autres formations politiques de l’opposition n’ont pas souhaité prendre part à ces discussions.

Victor Alipui, président du Groupe de Réflexion et d’Action pour la Démocratie et le Développement (GRADD) s’exprimait à ce sujet il y a quelques mois – pour parler de ces réformes – ‘‘l‘élection présidentielle à tout prix n’engage pas le Togo sur la voie de la réconciliation. Ceux qui s’accrochent au pouvoir n’ont plus leur place en Afrique’‘ déclarait-il, considérant la réforme de la constitution comme un chemin vers la démocratie.

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