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Kenya : la reprise des violences au Soudan du Sud anéanti les espoirs d'un retour de millions de Sud-soudanais dans leur pays.

Kenya : la reprise des violences au Soudan du Sud anéanti les espoirs d'un retour de millions de Sud-soudanais dans leur pays.

Sud-Soudan

Le camp de Kakuma au Kenya continue d’accueillir des centaines de milliers de réfugiés sud-soudanais qui fuient les conflits et la faim chez eux et le nombre de personnes déplacées pourrait augmenter dans la mesure où la reprise des combats fait craindre un retour à la guerre civile.

Les combats qui ont éclaté jeudi dernier dans le pays ont connu de nouvelles flambées de violences lundi (11 juillet). La capitale Juba s’est embourbée dans des combats presque quotidiens.

Des combats qui font fuir de nombreuses personnes vers le Kenya. Et selon le HCR, au moins cent nouvelles arrivées sont enregistrées chaque semaine dans le camp de réfugiés de Kakuma, le camp a atteint la limite de ses capacités.

Cecilia Obere et ses trois enfants sont venus de la province orientale Equitoria pour se mettre à l’ abri et trouver de la nourriture ici.

“Une grave sécheresse sévit au Soudan du Sud. Il n’y a pas de pluie et il y a la famine. Nous connaissons aussi l’insécurité. Nous sommes venus ici en camion, mais nous avons rencontré des rebelles sur la route et ils ont commencé à tirer sur nous et à frapper certaines personnes dans le véhicule,” a-t-elle déclaré.

La malnutrition touche environ 19 % de tous les enfants de réfugiés sud-soudanais arrivant à Kakuma selon le HCR.

En mai, environ 103 enfants sur 543 de moins de cinq ans, dépistés par le personnel médical étaient sévèrement malnutris et 126 étaient modérément malnutris.

La faim est un facteur clé poussant les familles sud-soudanais à fuir, certaines vers le nord, au Soudan et d’autres dans le sud au Kenya.

“ A la mort de mon mari, j’ai été forcée de quitter ma maison, car je n’ai eu l’aide de personne. Mes enfants en ont souffert,” a déclaré Cecilia.

L‘échec de l’accord de paix signé en août 2015 est attribuée par les experts à la mise en œuvre des éléments clés, tels que la réintégration et la démobilisation des combattants. Ce qui a permis à la tension de couver alors même que le pays a fêté son cinquième anniversaire, le 09 juillet.

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