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Soudan du Sud : les Nations unies et l'ambassade des USA également visées dans une attaque jeudi

Soudan du Sud : les Nations unies et l'ambassade des USA également visées dans une attaque jeudi

Sud-Soudan

La Mission des Nations des unies au Soudan du Sud et l’ambassade des États-Unis ont déclaré ce vendredi avoir été agressées jeudi, le même jour où un assaut perpétré par des ex-rebelles a fait cinq morts dans les rangs de l’armée gouvernementale.

Dans un communiqué publié ce vendredi, la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a condamné l’attaque à l’arme à feu, du véhicule d’un haut fonctionnaire à bord duquel il circulait dans les rues de Juba.

Les Nations unies s’offusquent contre “une grave violation du statut des forces (SOFA) entre le gouvernement sud-soudanais et les Nations unies” et appellent Juba à “enquêter sur l’incident” et à en “punir les auteurs”. Le communiqué ne précise cependant pas à quel moment de la journée se sont exactement produits les faits.

Toujours est-il que pour cette même journée, l’ambassade des États-Unis a également dénoncé une fusillade contre ses véhicules qui circulaient près du palais présidentiel.

Pour l’heure, rien n’indique que les auteurs de l’attaque perpétrée par des ex-rebelles et qui a tué cinq soldats des forces loyales, sont les mêmes à l’origine des agressions contre la Mission des Nations unies et l’ambassade des États-Unis. Comme la (Minuss), les USA ont condamné l’agression et a appelé à une réaction du gouvernement sud-soudanais.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon s’est, de son côté, dit “alarmé” par la situation qui prévaut actuellement dans le pays. Pour le patron des Nations unies, ces agressions qui sont une “trahison au peuple sud-soudanais” démontrent “un manque d’engagement sérieux dans le processus de paix”. Ban Ki-moon a de ce fait mis le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar devant leur responsabilité, estimant qu’ils doivent “mettre fin aux combats en cours” et “discipliner les chefs des armées”.

Malgré un accord de paix signé en août 2015 qui a notamment permis le retour aux affaires du vice-président Riek Machar, la situation sécuritaire au Soudan du Sud est toujours aussi précaire. L’armée est divisée en deux factions : les forces gouvernementales réunies au sein de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) et les anciens rebelles commis à la sécurité de Riek Machar, regroupés au sein de l’Armée populaire de libération du Soudan de l’opposition (SPLA-IO).

Jeudi, “un véhicule transportant des gardes du corps du premier vice-président (Riek Machar) a ouvert le feu sur des forces de sécurité qui procédaient à des contrôles de routine sur des véhicules”, a accusé dans un communiqué le porte-parole de l’armée gouvernementale, la SPLA.

Moins de 24h après, ce vendredi, des tirs ont été entendus près du palais présidentiel et dans le centre de la capitale Juba, alors que le président et son vice-président donnaient une conférence de presse. Les deux dirigeants ont appelé au calme et demandé d’ignorer ces événements.

Cette montée de tension intervient la veille du 5e anniversaire de l’indépendance du pays qui ne sera marqué par aucune festivité.

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